Vendredi, juin 22nd, 2012

Return of the Mac.

Deux ans après avoir bazardé mon dernier MacBook en faveur de l’iPad, je repasse sur Mac OS.

J’ai quitté Snow Leopard, je retrouve Lion, nouvelle version de Mac OS mais fortement imprégnée d’iOS à tous les étages.

Un peu comme si Apple avait oeuvré pour que mon retour à la maison se fasse dans la douceur. Tout a changé, mais rien n’a changé mais tout a changé quand même.

Je reviens chez moi, retrouve mes marques, mais tout a quand même été upgradé pendant mon absence. Marrant comme sensation.

Retour sur Mac OS pour les affaires courantes, donc, et maintien de l’iPad comme machine à la cool.

Car même si la tablette remplace avantageusement un ordinateur de bureau pour les tâches les plus courantes, dès que l’on souhaite sortir du cadre de l’utilisation strictement individuelle, la tablette (Apple ou autre, d’ailleurs) ne suffit plus.

Sur iPad, tout est OK en envisageant MON utilisation avec MES données, MA musique, MES photos, MON contenu. Dès que l’on s’éloigne de ce mode de fonctionnement en essayant par exemple de centraliser les photos ou la musique pour qu’elles profitent à tous les habitants du foyer, la tablette montre ses limites.

C’est d’ailleurs assez paradoxal: mon iPad me permet de « partager » avec le monde entier en intégrant Twitter (et Facebook dans iOS 6) dans les couches les plus basses de l’OS (un jour, on partagera sur Twitter le fait d’avoir activé le WiFi sur son  iPad ou d’avoir encore 56% de batterie; et y’aura toujours des graineux qui balanceront des like et des « tro la chance !!!! » à toute blinde), mais il ne me permet pas de partager le contenu au sens propre du terme: permettre à d’autres personnes d’utiliser des trucs qui m’appartiennent.

Sur mon iPad, je peux montrer des photos, les balancer sur la télé, envoyer la musique sur les enceintes du salon. Par contre, ça reste MES photos et MA musique: si je ne suis pas là pour y donner accès, personne d’autre ne peut y accéder. Et ça, quand on a en tête de garder une gestion centralisée de ce type de données, c’est chiant.

Le retour à un ordinateur « classique » permet de gérer ce partage de données et redonne en sus un sentiment de contrôle sur des éléments qui semblent nous échapper quand on opère depuis une tablette.

Car si avec les dernières versions d’iOS, l’accès et l’utilisation du contenu est enfantin, la manipulation du-dit contenu n’est toujours pas chose aisée, la faute à l’absence d’explorateur de fichier et au compartimentage des tâches en applications.

Un simple téléchargement puis dépôt d’un fichier (au hasard, un fichier de sous-titres) sur un disque réseau oblige à une gymnastique applicative:

Je télécharge dans l’app 1, ouvre l’app 2 pour renommer le fichier, puis l’app 3 pour le récupérer et le déposer sur un disque réseau.

Je n’aborde même pas la conversion de fichier (genre avi+srt vers .mkv) ou le renommage d’un .rar en .cbr pour le lire dans Comic Zeal.

Un ordinateur permet de redonner la main sur ces tâches « de l’ombre » qui ne sont prises en compte nulle part mais participent complètement à une expérience utilisateur réussie.

Finalement, l’ordinateur est un peu à l’iPad ce que les mecs de l’entretien sont aux commerciaux en costard: leur boulot n’est pas super sexy mais si on les zappe, on se retrouve dans la merde.


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1 Commentaire

22 juin 2012
P13rr0t

Tu t’es fait plaisir avec le MBPro Retina ?