Love is a battlefield.
On a beaucoup couiné, mes potes et moi-même, au fur et à mesure que Battlefield 3 -la suite officielle de Battlefield 2 mais officieuse de Battlefield Bad Company 2, succédant lui-même à Battlefield Bad Company mais de toute façon descendants tous de l’illustre mod Desert Combat de Battlefield 1942, Battlefield 1942 ayant lui-même engendré le spin-off Battlefield 2142 et le non-moins célèbre Battlefield 1943- se dévoilait.
Z’êtes pas morts ? Bon, alors poursuivons sur les inquiétudes qui ont serré nos coeurs de gamers (qui n’ont jamais su te dire je t’aime).
Primo, la config système pour faire tourner ce jeu, dont les trailers présentés durant l’E3 ont mis tout le monde d’accord à grand renfort d’effets de lumière dynamiques dans les yeux et qui ont provoqué des suicides parmi nos amies les cartes graphiques achetées avant 2011.

Secundo, la config système pour afficher des maps de 12 000m² parcourues par 64 lamers à pied, en tank, blindé, hélico, avion ou bateau et dont l’environnement est quasi entièrement destructible. Là encore, la config du nouveau millénaire pour faire tourner tout ça proprement ne semblait pas encore exister, nous renvoyant à l’horrible cauchemar d’une partie tenant plus du slideshow PowerPoint que du jeu en 60 fps tout fluide comme de la crème:

Troizio: la plateforme de matchmaking made in Electronic Arts, Origin, dont l’aperçu durant la phase de Beta a fait croire que le CEO d’EA avait été enlevé et remplacé par un clone contrôlé par Activision (le concurrent de toujours).
Quatrzio: la Beta justement, qui n’avait de beta que le nom et ressemblait plus à une pré-alpha release codée par des bonobos tadjiks expatriés au Nord-Vietnam qu’à une version jouable du jeu.
Cinqzio: le parti pris du gameplay qui semblait privilégier le CQB (affrontement en milieu fermé) à la Modern Warfare (d’Activision, le concurrent de toujours) plutôt que le bon vieux combat contemplatif en environnement ouvert avec véhicules qui était la signature de Battlefield
Heureusement, “mauvais départ ne veut pas dire arrivée foireuse” comme disait la Scred Connexion.
Déjà, on a compris qu’Origin ne s’occupait en fait pas du matchmaking. C’était juste l’équivalent made in EA (donc lol) du célébrissime Steam mis en place par Valve et qui permet “simplement” de gérer les jeux achetés sur la plateforme commerciale. Ouf !
Mais déOufication immédiate, car si lui il ne s’occupe de rien, c’est désormais Battlelog, la variante Battlefield du (crappy) portail Autolog croisé dans les derniers Need For Speed, qui s’occupe de tout.
Meeeeerde !
Pour faire comprendre à un néophyte ce que cela peut représenter en termes d’impact sur le joueur sain d’esprit, essayons de résumer de manière simple les différentes étapes nécessaires au lancement d’une partie de BF3:
1. Je lance Windows
2. J’attends
3. Je clique sur l’icône Battlefield 3
4. J’attends
5. Origin, le gestionnaire de jeu maison, se lance
6. J’attends
7. Battlelog, le gestionnaire de parties, se lance
8. Mais Battlelog, c’est juste un site web en fait, alors lui, il lance Firefox
9. Firefox se lance
10. J’attends
11. Je choisis “Browse Server” pour choisir ma partie
12. J’attends
13. J’attends
14. J’attends
15. Je rejoins la partie
16. J’attends
17. J’attends
18. Le serveur est plein
19. J’attends
20. J’attends
21. Je choisis un autre serveur
22. J’attends
23. J’attends
24. J’attends
25. J’attends
26. Je joue
27. Le jeu passe en tâche de fond automatiquement parce que James me parle sur Gtalk
28. Je kill Gtalk
29. Je joue
30. Le serveur plante
31. Goto 6 ↑
32. J’attends
33. Le PC plante
34. Je pleure
35. Goto 1 ↑↑
Dit comme ça, on pourrait croire que chez EA on fume de l’afghan.
Le tapis, afghan, pas la weed.
Pourtant, une fois ces soucis passés (multipliés par 130 quand vous cherchez à jouer avec une dizaine de potes), on se retrouve dans BF3 avec son squad, son M16 en main, le soleil dans la gueule et les plaines arides du moyen-orient à perte de vue.
Et c’est le gros gros gros kif.
C’est tellement le kif qu’on en vient à oublier les histoires de config, Origin, Battlelog, Firefox, EA, et tout ce qui rend le monde triste, tellement on se sent bien dans la pampa. Avant de se faire enlever la moitié du crâne par un sniper planquouzé entre 2 arbustes.
Parce que jouer avec 10 potes et 54 autres joueurs, débouler ensemble en jeep pour prendre un point, se planquer derrière un bâtiment quand un tank ennemi déboule et demander à un autre pote qui nous survole dans son F-18 de venir le défoncer pendant que le tank en question tente de démolir le bâtiment qui nous sert de couverture, c’est grisant, rien de moins.
Alors EA, sache qu’Origin reste de la (grosse) merde, mais embrasse DICE pour moi parce que pour le jeu, et finalement c’est bien ça qui compte, bah GG.
Battlefield 3 c’est bon, mangez-en.
Et en bonus puisque depuis Drive on n’a plus peur d’écouter des trucs encore plus 80’s que Marc Toesca, Love is a Battlefield:
2 Commentaires
ClapClapCrew Air Force Represent o/
J’ai lolé au point 27.







Je dirais même plus !
Les serveurs origin plantés le premier jour empêchant l’installation du jeu (ou si on eu la chance de l’installer, l’activation …).
C’est vrai une fois dans le jeu (enfin), on n’oublie très vite tous nos déboires (jusqu’au prochain plantage)…
Donc je suis totalement d’accord avec toi : origin => grosse merde, BF3 => d’la bombe baby
A++