Archive for juillet, 2012

juillet 30th, 2012

Timide et sans contexte.

Nous sommes en 2012, la galaxie toute entière utilise un portable comme machine principale, même votre grand-mère augmente sa cataracte avec un netbook Asus, et malgré cela PERSONNE n’a encore envisagé la mobilité dans l’OS.

Par mobilité, j’entends autre chose que les habituels trucs sur l’autonomie ou des icônes oversized que je peux toucher avec mes doigts boudinés dans le métro.

Ca, on s’en contrebranle.

La VRAIE mobilité, qu’aucun OS ne semble entrevoir, c’est celle qui distingue les cas d’utilisation en fonction du contexte. Parce qu’avec un PC qu’on trimballe à droite-à gauche, le contexte est à même de changer un peu tout le temps.

Quand je suis chez moi, j’accède à une foule de trucs que je n’emmène pas avec moi (NAS, imprimante, etc).

Pourtant pour les gérer, j’ai deux alternatives:

1) Je les paramètre à l’acte, et me retape donc toute la config si j’ai le malheur de revenir de week-end avec mon laptop.

2) Je les paramètre en dur et je me tape 124 messages d’erreur si j’ai le malheur de partir en week-end avec mon laptop.

Avouons-le, à part les témoins de Jéhovah, il n y’a rien de plus relou qu’une machine qui mouline 3 plombes après le démarrage pour chercher un lecteur réseau qui n’est forcément pas là, PUISQU’IL EST A LA MAISON ET QUE PRESENTEMENT, NOUS SOMMES DANS UN STARBUCKS A FAIRE SEMBLANT DE TRAVAILLER EN BUVANT UN CHAILATTEMOCCALATO DE TARLOUZE, PUTAIN DE DIEU.

Ma demande était donc simple: quand je suis chez moi, je veux que l’ordinateur aille se connecter tout seul au NAS qui contient ma bibliothèque iTunes/iPhoto, à l’imprimante sans-fil planquée dans un placard, au clavier et à la souris bluetooth et qu’il me fasse couler un bon café labellisé Max Havelaar, gringo.

Quand je suis au boulot, je veux qu’il configure tout seul les prefs pour prendre en compte le proxy de ma boite, qu’il se connecte à l’imprimante du couloir et la prenne comme machine par défaut et qu’il se connecte au répertoire partagé de mon équipe.

Enfin, quand je ne suis ni chez moi, ni au taf, je veux qu’il ne prenne en compte que lui et moi, face à l’immensité et à l’inconnu du monde extérieur hostile et sans pitié.

C’est pas compliqué putain.

Si la partie “paramétrage du proxy de mon boulot” a été réglée en activant les lieux réseaux de Mac OS (renommé “Configuration Réseau” pour être sûr qu’on ne comprenne jamais à quoi ça sert), le reste me semblait bien compromis sans mettre les mains dans le cambouis et le guano.

Je m’apprêtais donc à devoir donner dans l’AppleScript bien gore et ai donc summon les potos GG, Apple guru patenté, et LXC, Apple dev salarié, en vue d’un éclairage et d’une main tendue.

Et là GG m’a orienté sur ControlPlane, petit utilitaire freeware qui ne paye pas de mine mais s’avère diablement efficace, le fumier.

controlplane

Le principe est simple: on rentre d’abord les contextes souhaités dans l’application (dans mon cas “Home” et “Pro”)

Ensuite, on entre les “Sources d’évidence”  pour définir précisément l’un ou l’autre des contextes:

Ca peut être le SSID du réseau WiFi utilisé, l’adresse IP de la machine, le nom du moniteur externe utilisé, le nom d’un périphérique USB connecté, etc…

Ensuite, on passe aux règles:

Exemple: si le SSID du réseau WiFi utilisé s’appelle “WLAN LARDIM”, alors on est dans le contexte “Home”. Si le SSID est “COGIP” alors on est dans le contexte “Pro”.

Une fois ces règles établies, on passe aux actions à proprement parler:

Si on est dans le contexte “Home”, alors connecte toi au disque réseau “WAREZ_PORN”, passe l’imprimante “Placard_Printer” en imprimante par défaut, active le Bluetooth, fais-moi couler un bain, etc…

J’ai testé, donc, et faut reconnaître que ça marche plutôt bien cette connerie.

C’est carrément plaisant d’arriver à un endroit, de démarrer la machine et que tout soit paramétré proprement et automatiquement sans se taper un message d’erreur qui te dit que l’imprimante du placard n’est pas dispo à l’arrêt de bus de Bercy Village.

Evidemment, j’aurais aimé pouvoir chainer des actions entre elles (genre “si tu es branché à un moniteur, alors active le Bluetooth”) mais pour l’instant ce n’est pas possible.

Toujours est-il que je ne comprends pas que ce genre de sucrerie ne soit pas encore pris en compte par défaut dans le système d’exploitation. Ca serait si dur que ça de mettre en place un assistant qui aide à déclarer les disques réseau, imprimantes et autres appareils associés à un endroit précis ?

Mac OS 10.8 (aka Mountain Lion) est sorti y’a même pas une semaine avec ses 200 nouveautés (dont le très très très attendu “Notes”, zuber) et pourtant rien sur la gestion avancée des lieux/contextes.

Je ne parle même pas de Windows 8, ils ont déjà réussi à paumer le bouton Arrêter alors on va pas chercher plus loin, hein.

juillet 21st, 2012

L’émulation sur Mac

Amis lecteurs, vous le savez, j’apprécie Virtua Racing et Daytona USA l’émulation, j’en avais parlé .

Du coup, à chaque machine qui rejoint mon foyer, le cérémonial d’installation d’un (ou plusieurs) émulateurs réapparait.

C’était le cas pour le PC que je me suis monté, la PSP qui trainait, les différents iPad et Mac que j’ai eu et logiquement, c’est aussi le cas avec le MacBook Air arrivé récemment.

Autant sur PC l’émulation est monnaie courante et on trouve foultitude de solutions en tout genre, autant sur Mac, le sujet est déjà moins courant.

Ceci d’autant plus qu’il s’est pris une belle bastos en 2006 lors du passage de PowerPC à Intel, les émulateurs alors développés pour PowerPC étant depuis SnowLeopard totalement incompatibles avec les Mac Intel.

Du coup les quelques portages d’émulateurs sur Mac compatibles avec les dernières versions de Mac OS ont été plus réalisés pour faire plaisir à 2-3 personnes trainant sur des forums de psychotiques qu’autre chose.

Comme j’ai arpenté le web intercontinental à la recherche de tips pour lancer des émulateurs sur Mac, je vous livre ma méthodo plutôt simple qui peut vous épargner quelques prises de tête.

Pour l’heure j’utilise principalement Supermodel3 et MAME.

///SUPERMODEL

Supermodel, c’est l’émulateur du système Model 3 utilisé par SEGA en arcade pour des titres comme Daytona USA 2, Scud Race ou SEGA Rally 2 pour ne citer qu’eux.

Sur Windows, Supermodel est un .exe utilisable en l’état, la gestion de l’affichage est, comme de coutume, laissé aux bons soins de DirectX (bibliothèque graphique made in Microsoft).

Sur Mac évidemment, point de DirectX, il faut donc impérativement ajouter le SDL framework (OpenGL) dans les bibliothèques systèmes pour que l’émulateur puisse afficher quelque chose.

Téléchargez ce fichier (v. 1.2.15)

Déposer le répertoire sdl.framework dans Macintosh HD/Bibliothèque/Frameworks

Pour l’émulateur maintenant:

Téléchargez ce fichier (v.0.2a)

Déposez le répertoire où vous voulez (mais un répertoire Jeux dans votre dossier Home serait pas mal)

Ca, c’est pour l’install.

Ensuite arrive le fatidique: “OK, mais comment ça marche ?”