Archive for avril, 2012

avril 16th, 2012

Mass mass nanards.

Depuis quelques temps, le téléchargement illégal ne me fait plus vibrer. Oui, moi aussi ça me choque d’écrire ça.

Côté jeux, l’arrivée du jeu dématérialisé poussé par les plateformes comme le PlayStation Store, le Xbox Live Arcade et autres Steam ainsi que tous les sites de VPC hébergés dans des pays à la fiscalité à temps partiel rendent le téléchargement illégal proche de l’inutile.

Le prix gagné sur le non-achat est en effet à mettre en balance avec le temps passé à zoner sur le web pour choper des cracks, celui passé ensuite à chercher des solutions pour les virus et troyens qu’on a installé comme des cons et, enfin, le temps perdu à réinstaller Windows en pleurant sa race pour les sauvegardes qu’on aurait dû faire mais qu’on n’a pas faites parce qu’on avait dit qu’on le ferait quand on aurait le temps et que le temps, on l’a jamais eu en fait T_T

Côté musique, des solutions comme Spotify ou Deezer permettent d’écouter à peu près tout ce qui existe dans le commerce et ce qui passe entre les mailles du filet (sous-entendu les artistes indés) est trouvable sur Soundcloud, Bandcamp, voire même Youtube (qui paradoxalement reste le meilleur site d’écoute de musique du monde).

Ce qui manquait aux âmes honnêtes que nous sommes c’était une offre similaire pour la vidéo, un peu à l’image de ce que proposent des plateformes comme Hulu ou Netflix aux Etats-Unis: on s’abonne mensuellement pour avoir accès à l’intégralité du catalogue en illimité.

Je pensais avoir trouvé le chainon manquant avec CanalPlay Infinity mais j’avais oublié les spécificités propres à notre beau pays qui se réjouit d’être une exception dans ce monde de gros bourrins capitalistes destructeurs de la culture.

GRAVE ERREUR.

Parce que sur CanalPlay Infinity, le catalogue des films proposés sent un peu des pieds. Mais c’est pas la faute à Canalplay, non, si le catalogue pue le match de foot en régionale un jour de pluie, c’est par la grâce de ce que l’on nomme la « Chronologie des médias » et qui définit les délais d’exploitation d’une oeuvre filmée dans notre beau pays qu’est la France.

Délai pour la
première exploitation
Réduction accordée
à titre dérogatoire
mode d’exploitation
Dès l’obtention du visa d’exploitation - exploitation en salle
4 mois 4 semaines au plus avant le délai légal vente et location de supports vidéographiques, vidéo à la demande avec paiement à l’acte
10 mois - télévision payante de cinéma ayant signé un accord avec les organisations du cinéma
12 mois - télévision payante de cinéma
22 mois - télévision payante (hors cinéma) ou non payante et coproductrice du film
30 mois - télévision payante (hors cinéma) ou non
36 mois - vidéo à la demande par abonnement
48 mois - mise à disposition en vidéo à la demande gratuite

Voila. Et on constate que dans notre cas précis de vidéo à la demande par abonnement, les films dispos doivent avoir au moins 36 mois.

Je traduis ce délai en temps Internet:

Et on constate que dans notre cas précis de vidéo à la demande par abonnement, les films dispos doivent avoir au moins 2000 ans.

Et là se pose la question qui fâche et qui tâche la bâche en mangeant de la mâche et en comptant mon cash:

Quel est l’intérêt de s’abonner à un service qui ne proposera que des films déjà diffusés sur Canal + voir TF1 et/ou M6 quand ces chaines coproduisent  ?

Là, les esprits chagrins pourraient me rétorquer (à raison) qu’il y’a quand même foule de bons films de plus de 36 mois qui méritent d’être vus et que se focaliser uniquement sur la nouveauté est le mal démoniaque qui frappe ce XXI siècle de chie qui de toute façon verra l’extinction de la race humaine pour repartir sur de nouvelles bases plus saines.

Vrai.

Mais alors intervient une autre particularité, complètement dépendante de CanalPlay Infinity celle-ci:

Sur CANALPLAY INFINITY, vous profitez d’un catalogue éditorialisé de milliers de films de plus de 36 mois en illimité.

Vous pouvez profiter également de milliers d’épisodes de séries récentes. Enfin, notre catalogue se renouvelle chaque mois !

Ce message a été posté par les inutiles community managers du service qui doivent composer depuis le lancement avec l’ire des clients ayant pensé -bien naïvement-  que CanalPlay Infinity, c’était CanalPlay, mais en Infinity.

HAHAHA. Les cons (j’en suis).

J’attire l’attention de la cour sur la dernière phrase dont la formulation bat le déjà très discutable « catalogue éditorialisé » qui précède:

« Enfin, notre catalogue se renouvelle chaque mois ! »

Donc, même si vous adorez le cinéma ouzbek des années 70, vous n’êtes MÊME PAS CERTAINS de retrouver les mêmes titres d’un mois sur l’autre. Chénial, surtout que le site propose de monter ses playlists à regarder plus tard.

Enfin, côté qualitatif, même les VRAIS films des 80′s (Les Goonies, Crocodile Dundee, Short Circuit, Mad Max et j’en passe) ne sont pas présents sur CPI.

Par contre si vous aimez les direct to video (le DVD existait pas encore à l’époque) starring Eric Roberts ou les films français des années 70-80, no problem, y’en a ras la gueule.

Pour résumer, un service à 10 EUR par mois qui ne propose que des nanards même pas dignes de feu Hollywood Night sur TFlol et qu’en plus on est même pas sûrs de retrouver d’un mois sur l’autre, c’est pas exactement ce que j’attends d’un service de video on demand par abonnement, bordel.

avril 6th, 2012

How we get down.

Après 137 ans de derushage/montage/étalonnage, le sieur James aka Studiotempura a ENFIN fini de bosser sur la vidéo du Street Club, ce groupe de jeunes cadres dynamiques qui se retrouvent pour deviser de géopolitique et de poésie aborigène en sirotant du bourbon et en fumant la pipe éco-responsable Max Havelaar.

Si vous voyiez passer ce terme de Street Club sans vraiment savoir de quoi il retournait vraiment dans la vraie vérité de la réalite, vous devriez avoir une idée assez précise du machin grâce à la vidéo ci-dessous:

Pour le coup, multiples kudos à James qui a ultra bien bossé parce que ces quelques images retranscrivent à la perfection ce qui se passe dans le SC et le bon feeling de ce groupe de potes qui passent leurs soirées à bourrer des ultras en insultant les mères de tout le monde.

Comme on dit chez nous:

BEAUGOSSIANCE UNILATERALE !!!!!

Fils de pute

avril 3rd, 2012

Parce que la guerre c’est plus sympa vu du dessus.

Si vous suivez de loin ce site scandaleux, vous savez certainement que j’aime mongoliser pendant mon temps libre sur des city-builders et leurs problématiques d’avant-garde telles que le nombre de casernes de pompiers à placer stratégiquement pour éviter un feu dans un quartier pavillonaire low budget ou le nombre de bowlings à placer pour que les habitants de ma ville oublient qu’ils vivent avec 3 usines électriques au charbon sous le nez.

Si vous savez ça, vous savez que le dernier coup de coeur en date remontait à la fin 2010 avec Cities XL chopé en promo sur Steam un soir de galère. Ouais, les soirs de galère, Steam c’est un peu comme ton rebeu du coin chez qui tu réussis à acheter du Ifri citron dégueulasse de blédard parce qu’il est 3h du zbar, que tu cherches un soda et que y’a plus rien que du Ifri Citron dégueulasse dans le rayon.

Et aussi parce que c’est pas cher, un peu.

Donc, disais-je, grace à Steam, j’avais acheté Cities XL sur lequel j’avais passé quelques heures avant de réaliser qu’il avait été développé par des roumains épileptiques hémiplégiques dans un studio de devs du Radjastan Oriental, rapport à la qualité exotique de l’optimisation du titre. Le fait que ce mauvais travail ne se manifeste qu’après avoir passé 120 plombes à faire une ville aux petits oignons m’avait passablement cassé les couilles, j’avais donc cessé toute activité sur ce jeu de merde en me disant qu’on ne m’y reprendrait plus.

Bon, j’ai quand même acheté Cities XL 2012, mais là n’est pas le débat.

Je pensais donc que ma lubie pour ces jeux contemplatifs s’était éteinte et que je pourrais jouer à d’autres titres plus actuels comme par exemple Daytona USA, Daytona USA ou encore Daytona USA.

HELAS HELAS HELAS, Steam, ce vil tentateur m’a aguiché encore une fois en me mettant, au hasard d’un pop-up indécent, des images de stupre et de luxure sous mes yeux innocents et naifs, genre ça:

wargame-1

DIANTRE QUE VOIS-JE ?!?? UN SIMULATEUR DE TRACTEUR EN VUE SATELLITAIRE ??!

Il n’en était évidemment rien, et renseignements pris, il s’agissait en fait d’un wargame. J’allais donc zapper nonchalamment pour cause d’overdose de titres prenant place durant la 2nde guerre mondiale quand Steam, encore lui, m’a forcé à regarder le descriptif du jeu.

Et là… Révélation comme on dit dans Twilight, Wargame: Europe Escalation (c’est son nom) semble en fait être un jeu de stratégie MODERNE (donc avec autre chose que des chars des années 40 et des grenades-qui-ressemblent-aux-rouleaux-qu’on-passe-sur-les-vetements-pour-enlever-les-poils-de-chat), utilisant en plus un moteur graphique hallucinant capable d’afficher le théâtre des opérations vu plus haut et aussi, en 3 coups de molette de souris, le reflet du soleil couchant dans la pupille d’un fusilier de l’OTAN qui gambade dans la pampa pour échapper à deuxT-80 russes qui passaient dans le coin.

Et c’est fait par des français en plus ? C’est bon n’en jetez plus, je veux essayer ce jeu.

Alors autant le dire, bien que je sois habitué à claquer de l’argent dans des conneries, le surprise buttsex de Cities XL m’a quelque peu échaudé et lâcher 45 eurolz pour jouer à Google Maps, j’étais moyen chaud quand même.

Je cherchais donc un moyen de choper ce titre moins cher (mais en restant dans la légalité car je suis un citoyen responsable avec une carte d’électeur) et après quelques recherches, j’ai finalement pu me le procurer pour moins de 25 euros en l’achetant sur un site brésilien.

Ouais OK ça va je sais, je suis un citoyen responsable avec une carte d’électeur mais j’ai Internet quand même, hein.