Archive for février, 2011
Free Laura.
Amis lecteurs, c’est lundi, c’est empathie. Je vais vous demander de vous concentrer et de vous mettre dans la peau de la personne ci-dessous. Z’êtes prêts ?
Imaginez-vous en train de bosser pour un patron qui se contrefout du travail rendu.
Imaginez-vous en train de bosser pour un patron qui de toute façon ne sait même pas en quoi consiste votre boulot.
Imaginez-vous constamment rabroué, mis de côté, charrié, pris de haut par votre management et vos collègues.
Imaginez-vous, fébrile chaque matin, avec l’espoir secret que votre patron vous remarque et soit content de votre intervention.
Imaginez-vous à 30 ans, avec comme seul rêve de pouvoir parler 2 minutes 15 secondes sans être interrompu et sans signe d’impatience de la part de votre responsable.
C’est pas facile hein ? Pourtant c’est le quotidien de Laura Tenoudji aka “Laura du web” qui officie chaque jour chez Télématin tenu d’une main de fer dans un gant de barbelés par William Leymergie.
Laura, c’est la caution web 2.0 de Télématin. La garantie que même si le présentateur a 200 ans et que ses chroniqueurs préfèrent causer de Sylvie Vartan et du temps béni de 1961, quand l’Algérie étant française oui môssieu, ben on n’oublie pas les gens agés de moins de 92 ans.
Laura, elle est goal volant dans l’émission, sans chronique définie, elle a le droit d’intervenir quand bon lui semble.
Enfin ça, c’est ce qu’on lui avait dit pour lui vendre le poste. Parce qu’en vrai Laura, elle doit quémander l’autorisation pour avoir le droit d’en placer une.
En vrai, quand elle a la parole, elle perd déjà 20 secondes à dire merci ce qui fait qu’il ne lui reste que 4 secondes pour parler d’une vidéo Youtube trop choupinette avec des bébés chats qui se font des calins, lol.
Du coup Laura, elle biaise tellement ses interventions pour être sûre de plaire à William Khadafi, qu’elle en oublie de parler du web. Là par exemple, elle a attendu février 2011 pour s’inscrire sur Twitter.
Pourtant, elle, elle aime bien ça les réseaux sociaux et tout, mais Will Jong-Il, lui, il dit que ça sert trop à rien tout ça.
William Ben-Ali, il dit que le web, c’est juste le Minitel en version couleurs. Parce que lui, quand il était jeune, il a fait du VRAI journalimse de fond, il a mené de vraies investigations de la vraie vie qui prenaient du temps, lui.
Pour chanter “Rond comme un ballon et plus jaune qu’un citron”, il a vraiment étudié Pacman et le spectre chromatique du citron avant de poser les voix. C’est ça la déontologie et l’amour du travail bien fait.
Alors lui, vous vous doutez bien qu’il en a rien à secouer de l’Internet, là.
Du coup Laura, elle est victime collatérale de ce désamour pour les NTIC. Elle totalise en secret son temps de parole après chaque émission, et elle se dit que si elle peut avoir 5 minutes au total sur la semaine, ça sera trop bien.
Parce que là elle plafonne à 3′30″, un temps que son back-up, Julia du web, arrive à égaler sans trop se forcer. Les boules.
Alors moi, j’ai bien un conseil à donner à Laura du web pour qu’elle s’épanouisse dans son travail. Par exemple, elle peut en changer, de travail.
Un jour, quand elle aura décidé de se suicider médiatiquement, elle pourrait parler de 4chan et des memes et de toute la pop-culture d’Internet avant de tirer sa révérence sur le son du Keyboard Cat.
Dans un geste de défiance suprême, elle pourrait décider d’installer Chrome ou Safari au lieu d’Internet Explorer 6 et faire un meme de La Chute avec William Leymergie à la place d’Adolf.
Elle pourrait. Ouais, elle pourrait.
Mais comme les papillons de nuit qui virevoltent trop près du tube halogène, Laura elle se dit qu’avec ses 2 minutes quotidiennes qui la contraignent à se lever à 3h tous les matins, elle est connue des Français maintenant. L’attrait des spotlights est trop fort, elle ne pourra jamais revenir à une vie normale et accepter de travailler dans l’ombre.
Alors elle réduit sa fierté à la portion congrue, elle met son honneur en sourdine, elle se dit qu’un jour un producteur la remarquera, qu’il passera outre les quolibets et le dédain ouvertement affiché par le reste de l’équipe et qu’il lui proposera un vrai contrat en or: 3 minutes, ferme, tous les jours.
Alors elle s’accroche à cette idée, parce qu’elle aussi elle a le droit à son quart d’heure de gloire.
Quitte à le répartir sur 5 jours.
Vu & regretté: Tron Legacy.
Premier article de cette nouvelle rubrique intitulée Vu et regretté, parce que des fois on va voir des trucs et on regrette juste après.
Hier soir avec quelques potos du SC, nous sommes allé voir Tron l’Héritage.
A la fin de la séance, d’un commun accord, nous sommes arrivés à la conclusion que ce film était assez globalement une merde. Mais comme en 2011 on ne peut plus dire du mal d’un film gratuitement sans passer pour un “troll” aux yeux de toutes ces lopettes bien pensantes, je m’en vais argumenter un peu mon avis de cinéphile ultra bon-public-mais-bon-faut-pas-déconner-non-plus-ow.
Evidemment, ça va spoiler sec alors si vous ne l’avez pas vu, ne lisez plus (encore que spoiler un scénario quasi inexistant, ça ne pose normalement pas de problème particulier).
Voila, le cadre étant posé, venons-en au fait:
[] La D.A.
Alors côté D.A., pas de surprises, en signant pour Tron on s’attendait à voir des mecs en pyjama en spandex avec des loupiottes qui blipent de partout.
Tron Legacy s’en sert et s’en sort plutôt bien en troquant les pyjamas old-school pour des combinaisons de plongée pour les hommes, parce que la plongée c’est la vie, et des sapes en latex bien moulantes pour les meufs. Les pré-ados émotifs apprécieront.
On a plus que jamais l’impression que tout le film se passe sur une plaque à induction géante, y’a du black glossy de partout, du bleu, du orange et du blanc, globalement le pari est réussi. (si on aime les plaques à induction)
[] Les effets spéciaux
Côté effets, pas grand chose à dire, les motos rutilantes rutilent, les vaisseaux vaissellent, l’image est propre, la teinte bleue “une nuit à la morgue” qui signifie de nos jours “film de science fiction avant-gardiste” est bien présente, tout va bien…
… Sauf pour Clu, la version numérique de Jeff Bridges, qui tient la Grille d’une main de fer. (Grille, fer, haha).
Le pari était de modéliser un Jeff Bridges jeune, qui n’a pas vieilli depuis 89, en opposition au vrai Jeff Bridges qui lui accuse le coup des années.
Problème: c’est loupé. Le film s’ouvre justement sur une scène qui se passe en 1989 avec Young Jeff qui couche son gamin, bien réel, avant d’aller bosser et de ne jamais revenir. Le contraste entre le perso en images de synthèse et son gamin humain est ultra grillé dans un environnement “normal”, d’autant plus que le réal utilise la technique employée sur le Jeu de la Mort quand il a fallu finir le film sans Bruce Lee: “filmons de dos/loin/nuit, c’est moins cramé.”
Moins cramé, peut-être, mais plus risible, c’est sûr.
En revanche ce Jeff Bridges façon Final Fantasy Advent Children passe mieux quand l’action se passe dans la Grille, il se fond dans la masse du nawak visuel de manière naturelle. Et en tant qu’avatar du concepteur, on accepte mieux qu’il ai un rendu Musée Grévin meets Z-Brush.
[] La B.O.
Côté B.O. c’est du Daft Punk il parait, et ça s’entend. Le duo se permet d’ailleurs un petit caméo dans la boite de nuit de la Grille qui fera plaisir aux electrofags.
Cette B.O. sonne donc plutôt bien même si personnellement j’ai eu du mal à distinguer l’hommage de la tentative d’imitation de musique de film par des gros fans du genre.
Evidemment, le bit crusher est de la partie pour donner un côté saturation 8 bits à l’ancienne, j’avais parié qu’il y’en aurait à tous les étages pour le côté MIDI, pari gagné.
Pour résumer la B.O., on a du Top Gun au début, du Miami Vice (la série) au milieu et du Vangelis à la fin. Ca aurait pu être pire, mais y’a pas non plus de quoi se relever la nuit.
[] L’histoire
L’histoire est à chier. Simple, précis, droit au but: à chier.
Le premier Tron parlait d’un créateur coincé dans son programme, ce Tron-ci transforme le truc en Mission Rescue du fils prodigue insupportable qui va chercher son darron 15 ans après, alors que celui-ci s’est fait “chasser” du pouvoir par sa propre création qui a fait un take over pour continuer la mission pour laquelle il a été programmé: faire un monde parfait. Et comme il semble un peu mégalo, il se dit que faire un monde parfait de notre bonne vieille Terre serait pas mal aussi.
Pourquoi pas. La création qui se retourne contre son créateur et tout ce qu’il représente est un thème suranné mais toujours plaisant.
Mais pourquoi, ô pourquoi, nous avoir infligé cette histoire merdique des paisibles (et passablement cons) ISO (hahaha), peuple passerelle entre l’humain et le numérique, traqué et exterminé par Clu et sa garde impéria noire ?
POURQUOI ?
Ces ISOs n’apportent rien, mais vraiment rien à l’histoire. On apprend leur apparition en même temps que leur extermination sans aucun impact d’aucune sorte sur la trame scénaristique.
A quoi bon exploiter le filon du gentil devenu méchant redevenu gentil avec Tron/Rinsler ? Aucune utilité là encore, si ce n’est pour justifier le sauvetage final de l’équipée et permettre au jeune de se barrer avec la meuf, dernière représentante des ISO (évidemment). Et pour justifier accessoirement le titre, peut-être.
[] Eh mais ça ressemble pas à…
Alors voila, on place souvent Tron comme étant la source d’inspiration d’à peu près tous les films de SF qui sont sortis depuis. Ca n’est pas complètement faux.
Seulement si l’on met de côté la D.A., Tron Legacy s’inspire de tout sauf du premier Tron, et ça c’est un peu dommage quand même.
En regardant Tron, j’ai eu l’impression de voir une copie à peine déguisée de Matrix et Star Wars, entre autres.
Avoir la chance de pouvoir utiliser la licence originale et se retrouver à pomper des films qui s’en sont eux-même inspirés, ça m’a fait penser au jeu Street Fighter The Movie, tiré du film tiré du jeu. On touche le fond, quoi.
Jeff Bridges est un mix entre Qui-Gonn-Jin et Obiwan Kenobi, style vestimentaire et philosophie compris; son fils (dont je ne me rappelle ni le nom réel, ni celui de son personnage) est le Luke Skywalker/Neo du coin et se paye le luxe d’être aussi lisse et insipide que Mark Hamill et Keanu Reeves.
La meuf sort tout droit de Mirror’s Edge, Rinsler/Tron est un mix improbable entre Bobba Fett, Darth Vader, Darth Maul, Morpheus et Jesse Mac de Tonnerre Mécanique.
Pour Rinsler, ils ont même tellement bien copié Bobba Fett qu’ils l’ont autant sous-exploité que dans la trilogie originelle de Lucas. Balèze.
Zuse, le “passeur” local est une copie ultra cheapos de l’excellent Mérovingien de Matrix, les scénaristes ayant poussé le vice jusqu’à lui donner une assistante/rabatteuse vénéneuse façon Monica Belluci et un repaire dans un bar-lounge qui passe de la musique forte. Putain de lol.
D’ailleurs la rabatteuse en question à un moment dit “My name is Jem”. Je n’ai pas su si c’était fortuit ou un vrai clin d’oeil à Jem et les hologrammes, tiens.
Les mecs qui ont pondu le scénar auraient écrit sans avoir regardé le premier Tron, et en s’étant juste documenté sur Wikipédia et pris 2-3 avis parmi leurs potes, ils auraient fait exactement la même chose.
“Tron ? Ouais c’est un film avec des mecs dans un ordinateur qui font des courses de moto-lumière.”
L’histoire et ses rebondissements est vue et revue, y compris dans ses éléments illogiques, à l’image de la nana qui dit à Mark Hamill “on quitte la grille, ne t’inquiètes pas, ils ne peuvent pas nous suivre” pour au final voir Clu et sa clique débouler dans le repaire top secret sans problème particulier ou même une simple mention de la galère pour être arrivé là.
Le repaire est d’ailleurs tellement bien camouflé dans le no man’s land qui entoure la Grille que c’est la seule putain de source de lumière visible dans la pampa à 50 km à la ronde et que le salon donne pile poil sur celui de Clu qui se demande bien où a pu passer son Créateur, dites-donc il est quand même bien caché cet enculé.
Pour réussir à prendre un vol en ligne droite de 5 minutes, il aura fallu attendre 15 ans, que Neo se rende à la Grille avec le lightcycle vintage du premier Tron pour que l’Empire la garde noire le récupère et interroge le GPS pour trouver son point d’origine.
Su-per.
[] Au final
Pour conclure donc, Tron Legacy est donc une belle daube, bien emballée, certes, mais daubesque quand même.
Son seul mérite est d’expliquer assez clairement comment fonctionne Windows pour les jeunes générations:
“Les gars, un PC sous Windows, c’est un lieu où les programmes n’en branlent pas une, boivent des coups au bistro et se regroupent dans des arènes pour voir des spywares et d’autres programmes mal foutus se battre en s’envoyant leurs fichiers de config dans la gueule.”
Voila voila.
Love for this club.
Le Street Club fête ses 2 ans ces temps-ci.

C’est en effet en février 2009 que Lâm a proposé à des gens qui ne se connaissaient pas tous entre eux de venir doser Street Fighter 4 un peu avant la sortie officielle.
2 ans. L’âge légal pour travailler en Asie. Le temps qu’il faut à Nekoto pour ouvrir 53 blogs et 10 tumblr. 2 ans. Un symbole.
Parce que 24 mois et 50 sessions Street Club officielles plus tard, l’équipe est toujours là, avec ses réguliers, ses guests, ses ninjas.
A côté des grosses sessions à 30 s’est montée une myriade de trucs plus petits (à 15 quoi), de soirées et plans en tous genres, de sessions training, de LAN parties, de déjeuners parisiens, de sorties ciné pétées et de virées nocturnes.
Un forum a vu le jour, administré de main de maitre par le prince des enculés, devenu le point de ralliement virtuel de tous et une mine de lol, d’avis, de troll bon marché, de vannes et d’infos à ciel fermé (parce que c’est un forum privé, beh ouais).
De Street Fighter 4 puis Super Street Fighter 4, la liste des jeux joués s’est étendue à d’autres titres sur d’autres supports (Starcraft 2 anyone ?), des sub-teams se sont formées (dédicace au ClapClapCrew, les mecs qui s’auto-applaudissent à chaque partie gagnée sur Modern Warfare) et le facteur rigoulade a été surmultiplié.
2 ans après, c’est toujours un plaisir de rejoindre ces 20 à 30 connards, ça dépend, pour jouer, rire, discuter, vanner et gueuler de 21h aux aurores, avec ces petits incontournables que sont l’arrivée de Daehan sur les coups de 1h du zbar qui le fait systématiquement enchainer tous ses matches pour etre à jour dans le tournoi, le 1/4 h américain de James aux alentours de 3h et les phrases cultes qui ressortent à chaque session.
Vu la tournure que ça a pris et, assez paradoxalement, la non-dépendance à Street Fighter (auquel Gooks et Dopple doivent d’ailleurs arrêter de jouer toutes les 2 semaines) , je pense que le Street Club continuera son chemin pendant un bon bout de temps.
Finalement, c’est quand on laisse un truc en autogestion et sans aucun objectif que ça marche le mieux. Prends-en de la graine, industrie française.
We play Street Fighter* We are the Street Club. ©Studiosushi
* Mais pas que
Ouais je sais la tof qui illustre le billet date de mars 2009, beaucoup de gens qui y figurent étaient des guests et certains membres à plein temps sont absents mais rien que pour la gueule de Cafeine, toujours plus gros piffeur de cette partie de la galaxie, je la garde.
La télé trop m’attise.
En ce moment les jeunes en prennent plein la gueule.
Ca a toujours été le cas, me direz-vous, mais cette génération de jeunes, là, elle prend plus cher que toutes les autres: elle se regroupe en gangs pour défendre un bout de trottoir (c’est M6 qui le dit), elle va dans des skins party pour se mettre des races au Get 27 et débloquer l’achievement “Gang-banguée avant mes 15 ans, lol” (c’est M6 qui le dit) et elle ouvre des blogs à l’orthographe qui défie la gravité, les lois élémentaires de la physique et le bon sens.
Si on ajoute à ça sa méconnaissance totale de la mécanique et de l’informatique, vous conviendrez que les jeunes d’aujourd’hui, ces branlos, sont bien partis pour être les clodos de demain.
Mais moi, du haut de mon doctorat en sciences humaines, je pense savoir ce qui a merdé dans leur éducation à ces jeunes fumiers.
Ce n’est pas l’absence de service militaire, ça non. Ni la fin des cours d’éducation civique.
Non, ce qui manque à ces raclures, ce sont les dessins animés d’antan.
Pas de trop d’antan hein, juste ceux d’antan-de-nous, les gens dans la trentaine conquérante.
Oh je vois de loin le questionnement poindre, tel le corps caverneux d’Emile Louis dans un bus Cotorep:
“Comment !?! Tu dis donc que si les jeunes avaient des vrais dessins animés, ils seraient moins cons ?”
Non. Mais ils nous feraient moins chier, parce qu’ils auraient appris des trucs que Bakugan garde sous silence.
Par exemple, hier ma moitié et moi sommes retombés au hasard de nos errances télévisuelles sur Princesse Sarah sur Gulli (obscure chaine de la TNT)
Eh ben croyez-le ou pas, nous fûmes choqués du degré de martyre que cette pauvre petite a enduré. Tenir face aux injustices, aux humiliations, aux brimades, cultiver la patience, le dépassement de soi, telles sont les saines valeurs véhiculées par cet animé.
Bon, je pense que la schizophrénie et les psychotropes étaient aussi de mise par moment, mais ne gardons que l’image d’une jeune fille méta-blindée qui devient top-tier clodo en gardant le sourire, même si elle se fait glaviotter dessus par ses ex-camarades de sororité. On en est venu à se demander comment on a pu tenir devant cette série à l’époque.
On parle souvent de l’abus de mangas non censurés avec City Hunter (Nicky Larson) ou Hokuto No Ken (Ken le Survivant) qui étaient diffusés en plein après-midi sur TF1 avec leurs lots d’images abusées, mais se limiter à ça c’est oublier facilement ces autres dessins animés qui à l’époque nous mettaient face à des préoccupations d’adulte avant l’heure.
Ou nous traumatisaient, oui.
Parce que Princesse Sarah et Rémy Sans Famille, sans déconner, c’était la hass à l’état fougueux. Mais la vraie de vraie. Les fins de mois journées difficiles, l’inquiétude quant au lendemain, la victimisation permanente, les êtres chers qui clamsent et les rencontres interlopes.
Mais pas besoin de forcément partir dans la tragédie hein, quand t’as vu Hugo s’arracher pendant 12 ans pour sortir avec Juliette, bah quand ENFIN il la pécho la Juliette, tu ne te dis pas tout de suite que le Hugo devrait se la faire à 3 avec Stéphane et François en tag-team.
En cherchant dans mes souvenirs lointains, je n’ai pas de souvenir précis d’une exécution de Ken le survivant autre que le classique “Tu es mort mais tu ne le sais pas encore” et les explosions de sang noir.
Alors que Sarah qui court sous la pluie avec une seule chaussure aux pieds, son panier rempli de patates dans les bras et qui se vautre la race devant un garde royal et que son pied nu est tout rougeoyant et qu’elle souffre en ramassant ses patates sous la pluie, tout ça pour au final se faire engueuler et priver de diner parce que les patates ont germé, bah ça, je m’en rappelle encore.
Ou encore cet épisode de l’Empire des 5 qui met la famille chasseuse de trésors sur la piste d’une femme qui a couché avec son chien parce qu’elle n’avait pas confiance en l’Homme… Ca marque, j’vous jure.
Et du coup comme on se prend des grosses tartes dans la gueule à 10 ans, bah on grandit avec ces références dans un coin de la tête et on ne tombe pas à 16 sur un passant qui a refusé de donner une cigarette, comme le font ces petits enculés qui ne respectent rien, là.
CQFD.
Pour mes noctambules…
Une dédicace pour les night riders, les tard le soir traineurs, ceux qui vivent la nuit, kiffent la nuit et vibrent la nuit.
Un petit track de HaLo, membre du collectif IWWMG de 9th Wonder qui après l’EP d’Actual Proof, l’album de Big Remo et celui de David Banner continue à prouver que le vrai hip hop de qualité n’est pas mort.
A écouter, regarder et apprécier, donc.
Ah et bonus stage: la pochette de l’album (gratuit) est tellement fumante que je me sens obligé de la partager ici:

L’album Heat Writer II est téléchargeable ici. Rien que l’intro devrait faire plaisir aux gamers avec son instru à base de sample façon 8-bits.







Gold Digger.
Ce week-end durant la Marly Lan #2 qui a vu 35 geeks jouer pendant 3 jours, j’ai parlé musique avec l’ami Spank. Quand je lui ai dit que j’écoutais finalement assez peu d’artistes signés en major, il a eu cette fulgurance qui m’a fait sourire: “Ecouter que des indés ? Mais putain c’est trop de taf.”
Et il a raison, le bougre.
Mais je pense que cet investissement en temps à suivre 214 blogs, 681 comptes Twitter qui s’auto-RT à l’infini, 381 mailings lists et 551 forums hip-hop, bah ça paye à un moment.
Quand au détour d’un errement webalistique on tombe sur un truc qui swingue, on en sort encore plus content et on apprécie environ 20x plus qu’en se tapant la complète Générations/Skyrock/Fnac/Virgin
Des fois j’ai l’impression d’être un chercheur d’or, utilisant mon browser et mon casque comme tamis, à la recherche d’une pépite qui remplira ma playlist “Ajoutés récemment” pendant les 2 semaines à venir.
Niveau sélection, un algorithme perso: le nombre de vues Youtube doit être inversement proportionnel à la quantité de samples utilisés dans les 30 premières secondes du morceau et l’ensemble doit être chargé en soul.
Le résultat attendu étant d’avoir un sourire présent là, juste là, à portée de bouche, dès qu’on appuie sur Play le matin dans le RER. Plus tu fixes la vitre en souriant avec l’air absent, plus ça marche.
Mais à la différence du chercheur d’or, moi quand je tombe sur une pépite, je fais tourner. Comme c’est le cas avec ce morceau de Carmine intitulé All’s Good.
Oak Town (ou Corpus Christi, je sais pas trop) represent !
PS: Bon OK, pour celui-là, les kudos reviennent à mon frangin Run qui m’a rencardé. Preuve que les chercheurs se partagent leurs filons ^^
PPS: Ai-je besoin de préciser que l’excellente tape du sieur Carmine est comme qui dirait totalement gratuite ?