Archive for octobre, 2010
Négrociations.
J’ai eu ce week-end une discussion fort intéressante (et fortement agitée) avec un pote d’origine béninoise au beau milieu d’une soirée d’anniversaire.
Cette discussion est partie d’un jugement concernant un candidat de téléréalité justement à moitié béninois:
Mon pote a simplement laché: “Putain, Senna, quand je pense qu’il est béninois, j’ai honte.”
Quand je lui ai demandé pourquoi, il m’a simplement répondu que vu la faible représentation des Noirs à la télé, c’est honteux que le peu que l’on voit soient des stéréotypes comme Magloire, McDoom ou Senna, archétype du mâle Noir sur-sexualisé mais un peu benet.
C’est au moment où j’ai répondu que je ne voyais pas en quoi ce type-là devait être le porte-drapeau des Béninois de France et de Navarre dans une émission de téléréalité que la conversation est partie en sucette.
Après une bonne session de gueulage putoisien sans essayer d’écouter l’autre, les esprits se sont apaisés et nous avons pu rediscuter un peu plus au calme.
Je me suis rendu compte qu’en ce qui me concerne, et bien que j’ai été confronté à plusieurs reprises au racisme, ordinaire ou non, je ne me suis finalement que rarement senti en France comme un étranger. Certainement parce que j’y suis né, et que mes parents ne nous ont pas, à mon frère et moi, inculqué leur culture d’origine plus que ça. Je ne me suis par exemple jamais retrouvé embarqué dans une “fête mauricienne” ou autres trucs du genre: ma famille a elle-seule suffit pour remplir une salle polyvalente et mes parents ne se sont jamais sentis déracinés au point de vouloir passer une soirée avec des inconnus qui ont le mal du pays.
Attention, je ne refuse pas la réalité du pays dans lequel je vis, au contraire, je m’amuse de son double discours et de ses paradoxes. Je ne ressens simplement pas spécialement le besoin de porter mes origines en étendard (attendu que ça se voit un peu sur ma gueule, déjà) surtout qu’en Ile de France, être différent, ça ne surprend plus. Ou moins.
Mon pote, lui, fils de docteur, a grandi dans un village proche d’Amiens. Il a été pendant toute sa jeunesse le seul gamin noir du coin et a logiquement morflé de la primaire au lycée à cause de sa couleur de peau. Un peu comme Kamini, mais sans le côté rappeur médiocre.
Du coup j’ai l’impression que dans sa programmation à lui, la variable “couleur” conditionne toutes les autres quand chez moi c’est un élément secondaire au même titre que la pointure, la taille des cheveux ou le poids.
Lui voit en Senna un béninois qui passe pour un con, moi je vois un mec idiot qui est d’origine béninoise. Lui voit en Magloire le stéréotype du Noir folle tordue qui fait rigoler les Blancs, moi juste un mec qui fait son biz en surjouant son côté maniéré pour exister dans le PAF (et qui se trouve (en plus) être noir) (histoire de cumuler).
La discussion a donc eu droit à des passages surréalistes où j’ai endossé tour à tour le rôle d’aveugle, de colonisé docile voire de collabo, au même titre que ”ces nains qui étaient CONTRE l’interdiction du lancer de nains dans les boites de nuit”. Ouais, moi aussi à ce moment, j’ai lancé un ”WTF?!?” céleste.
L’ambiance de la soirée a donc été bien niquée, mais on a fait ça comme des pros, sans jamais atteindre le point Godwin. Enfin si, mais c’était avec Le Pen, alors ça compte pas pour un point complet.
De mon côté je ne l’ai pas épargné non plus en lui disant que se prendre pour Malcolm X n’arrangerait pas son complexe d’infériorité, qu’on était tous à un moment donné le raciste de quelqu’un d’autre et qu’un commerçant qui ne me dit pas bonjour quand je rentre dans son magasin ne sous-entend pas forcément “on sert pas les bamboulas ici”, il peut juste être mal-élevé/luné/baisé/whatever.
La citation de la soirée revient à un pote juif qui a fait irruption dans le débat: “D’façon, vous faites pas chier à vous prendre la tête, c’est nous qui avons la thune. Saluuuut!”
Mais n’empêche, je m’interroge: se dire que les noirs, maghrébins, asiatiques et autres minorités “visibles” sont tellement à leur place que c’est la sur-revendication qui les marginalise, c’est mal ? Doit-on systématiquement se replacer dans notre rôle de minorité lorsqu’on interagit avec d’autres personnes ? Est-ce que c’est à la minorité de tout faire pour s’intégrer ou à la majorité de reconnaitre et accepter les-dites minorités ? Senna aurait-il dû envoyer bouler Amélie pour se mettre en ménage à 4 avec Benoît, Thomas et Robin ?
Comme l’a si bien dit un philosophe contemporain: “La vie c’est compliqué, gros.”
Conscience collective.
J’ai beau aimer à penser que chaque individu est libre, autonome, sain d’esprit et suit sa propre destinée, en période de mouvements sociaux, on assiste à une résurgence de l’utilisation du cerveau reptilien.
Si dans les transports, les vétérans sont maintenant insensibles aux classiques “JE vais être en retard à MON travail, car MON temps est plus précieux que le tien et ce RER, il est à MON père, donc je nique TA mère et te laisse pas descendre/monter (au choix)”, voir les effets de ces crises sur d’autres secteurs est une surprise de tous les jours.
On prend souvent en référence les grêves de 95 pour quantifier le pouvoir chiantifical d’un mouvement social.
Moi en septembre 95 j’avais 16 ans, donc pas de permis, pas de travail et pas de pass Navigo, autant dire que ces mouvements sociaux n’ont eu que peu d’impact sur ma vie de lycéen (à part faire sauter quelques cours ici et là).
En 2010, j’ai 31 piges, et je perçois déjà mieux les conséquences sur mon quotidien. Et celui des autres.
Par exemple, vendredi soir, avant de me rendre au Street Club, j’ai fait l’habituel crochet par la station Esso derrière chez moi pour aller mettre du kérozène dans mon avion de chasse. Manque de bol, les pompes étaient toutes indispo. Ca arrive de temps en temps dans cette station en full-auto 24/24, donc je ne me suis pas inquiété jusqu’à ce que j’essaie de me rendre dans une autre station, réputée plus chère et normalement toujours déserte. Et là…
J’ai eu l’impression d’être dans un film. Vous savez quand les héros véhiculés débarquent au ralenti dans un endroit après une catastrophe biblique/passage de dragon/infection virale, et qu’on voit leurs visages ébaubis à travers la vitre fermée, avec en reflet le paysage de désolation qui défile sous leurs yeux. Bah voila, j’étais dans ce mode là. Sauf qu’il n’y avait pas -encore- de pneus brulés et de carcasses de voitures calcinées.
La surprise passée, j’ai pu m’en sortir en roulant une dizaine de minutes pour trouver un station moins occupée. Arrivé là-bas, une fois le réservoir ouvert, je me suis évidemment senti obligé de faire le plein, au cas où les Allemands nous envahiraient pendant la nuit.
Je pensais avoir vu le pire, mais samedi et dimanche m’ont donné l’occasion de constater que non: la file d’attente de la station située dans l’avenue sur laquelle débouche ma rue n’a cessé de s’allonger jusqu’à arriver dimanche devant ma rue, justement (alors que la station est située 300 m plus haut). Avec évidemment les gens bien plus malins que les autres qui essaient de s’insérer directement dans la file en arrivant par une autre rue débouchant plus haut, quitte à bloquer les gens qui voulaient juste aller tout droit.
Savoir-vivre, respect, altruisme, harmonie, tout ça…
Si on ajoute les statuts Facebook alarmants (les réseaux sociaux sont pratiques pour diffuser aussi bien l’info que la panique, finalement) et les interrogations légitimes des internautes, il est clair que ce week-end ne pouvait pas se passer dans la sérénité.
Mais quand même, le mécanisme en lui-même est assez impressionnant: il a suffit que les mots “blocage”, ”pénurie” et “1995″ soient prononcés aux infos, pour que les gens se ruent sur les pompes, créant de fait la-dite “pénurie”.
Il faudrait demander aux journalistes de prononcer les mots “plein-emploi”, “joie de vivre” ou “orgie sauvage en pleine rue” pour voir.
Et moi ? Je ne suis pour l’instant pas encore dans l’impasse carburale, et le fait que ma pompe à moi soit celle avec ”SP98″ écrit dessus me laisse croire que j’aurais moins de problèmes que mes pairs qui tournent au gazole. On se console comme on peut de raquer 1.40 EUR/l et de bruler 10 l/100 km, hein.
Fallujah compliant.
De temps en temps, une envie irrépressible d’acheter un truc à la con surgit, comme ça, telle une contractuelle à Porte de la Villette un vendredi soir, et se cale gentiment en top priorité 1 alpha-flex sur votre todo list.
Dans mon cas, l’envie en question concernait un sac à dos, en remplacement de mon actuel (et fidèle) sac Nike acheté à Hong Kong en 2007 et qui m’a suivi partout depuis, de Shanghai à l’Ile Maurice en passant par le Maghreb, avec mes sabots.
Je me suis donc naïvement rendu dans un premier temps dans les échoppes de sport pour avoir une idée du choix dispo en cette période propice de rentrée scolaire.
A noter qu’un des critères d’achat est le côté uni de l’ensemble. Parce qu’à bientôt 32 piges, me balader avec un sac orné d’une vague stylisée avec une accroche en vert fluo clamant “Surf the beach wave of the aloha sand, lol” je sais que ça ne l’effectuera plus tellement.
D’ailleurs, il faut croire que pour les enseignes de sport généralistes, à moins de surfer le blue world of the ocean breeze, lol ou d’attaquer la face nord de l’Everest, y’a aucune raison de chercher à porter un sac à dos. M’enfin.
Ceci étant, je ne sais pas qui a décrété qu’il fallait absolument avoir sur le sac le résumé de ce que l’on va faire avec, mais je reconnais qu’un sac marron avec écrit “Cueillette des champis dans la forêt de Bréviande”, c’est pas super vendeur. A la limite “Mushmush pick-up in Brémeat Forest, lol” pourquoi pas… Mais, je divague, revenons à nos moutons.
J’arpente donc les rayons et constate amèrement que les rares sacs un peu discrets sont ornés d’un logo qui dit “Eastpak” et d’une étiquette qui dit “82 euros”. Mff.
Rayon randonnée, c’est pareil, sauf qu’en prime les lanières sont fuschia et/ou orange fluo pour pouvoir être repéré de nuit par les pilotes daltoniens qui survolent l’Anapurna. Mouais.
Las de vaincre, je bats en retraite en me disant que vraiment, y’a pas une boutique en région parisienne où l’on peut trouver un sac mignon à moins de 120 EUR, que c’est dégueulasse et qu’à la limite, j’aurais mieux fait de m’engager dans l’armée pour avoir un de leur sacs qui roxxent trop avec leurs lanières par centaines et /Oh… WAIT…
NOW DATS AN IDEA !!

Une demande postée sur Twitter plus tard, j’ai déjà l’adresse parisienne d’un surplus où chercher un backpack d’homme, un backpack viril qui te distingue du civil de base dans les transports. Un backpack qui peut encaisser les shrapnels d’un IED qui pète au passage de ton humvee à Fallujah. Un backpack tellement modulaire que si tu dépiottes les lanières, tu peux te faire une corde de rappel de 18 m pour descendre dans le métro directement sans utiliser les escaliers. Un backpack qui te vaut des regards envieux de la part de tous les militaires qui patrouillent dans les gares avec leurs FAMAS sans chargeurs. Un backpack approved by Bear Grylls. Un backpack que s’ils en avaient eu des comme ça en 42, y’aurait eu moins de collabos en France, un backpack assorti à la lame noire de ton couteau de survie en céramique, que tu sors par une nuit sans lune pour réduire au silence les sentinelles ennemies qui somnolent et./ bref, un backpack comme ça:
BAM.

En full Ripstop étanche à 250m compatible A.L.I.C.E., 2 compartiments standards, 1 compartiment pour poche d’hydratation type Camelbak et le tube qui va avec, des lanières de partout, des clips de partout aussi et un protège-sac amovible pour les pluies acides de quand t’es en recon du côté de Pripyat, y’a quoi main’nant ?
Et comble du raffinement, la petite étiquette sur la bretelle qui laisse entendre que le mec qui a un sac pareil sait égorger les gens avec les coins arrondis d’un pass Navigo.

Army Related Equipment Specialist = ARES, acronyme de la win.
Le tout pour un peu plus d’1/2 Eastpak, je suis joie. Je suis célébration. Je suis allégresse.
Le seul obstacle finalement aura été de rentrer dans un surplus militaire, qui éveille en moi un sentiment équivalent à celui qu’on doit ressentir en entrant dans un sex-shop (j’ai jamais fait, on m’a raconté).
Cet amas d’uniformes, de badges, de clairons, de rangers, de duvets et de sangles pour FAMAS me fait le même effet que Kurt Russel en treillis spandex arpentant un New-York dévasté avec son fidèle combo total réalisme ‘Uzi + silencieux + télescope de visée’:

Ca fait tiep.
Mais bon whatever, mon sac et moi, on est parés pour l’apocalypse, alors BRING IT ON !!!
Produits génériques.
Maintenant qu’on regarde tous 127 séries en parallèle, le générique devient LE truc à pas foirer pour les producteurs s’ils veulent que les pirates spectateurs continuent à télécharger regarder leurs créations.
Et à ce petit jeu là, j’avoue etre un animal télévisuel basique: si le générique tabasse bien, il y’a des chances pour que j’essaie de m’accrocher à une série meme si au fond, elle ne le mérite pas (coucou Trueblood).
Du coup, bim, voici les 5 génériques TV récents que j’ai apprécié:
How To Make It In America
Ce générique est vachement dynamique, rapport au morceau d’Aloe Blacc et à la succession d’images mais surtout il dévoile l’Amérique telle que j’aimerais qu’elle soit: cosmopolite, bruyante, arty, débrouillarde et qui bouffe des kebabs… Une Amérique humaine quoi. On est à 10 années lumières de Sex & The City ou Gossip Girl et franchement, j’aime. La série est trop courte (8 ep. de 20 mn) pour s’en faire une idée précise, mais disons que suivre le parcours de jeunes trentenaires qui essaient de se lancer, ça trouve un écho chez moi, rapport à certains potes qui font les choses, tavu.
Firefly
Changement d’ambiance avec cette balade bluegrass qui introduit une série de science-fiction créée par Joss Whedon et devenue culte chez les nerds de cette partie de la Voie Lactée. Personnellement à chaque fois que je vois ce générique, je frissonne.
True Blood
Voila la magie de cette sélection: je mets le générique de True Blood, série que j’exècre par ailleurs. Faut dire que la chanson retranscrit bien l’ambiance moite et un peu crade des tripots paumés de Louisiane. Ne regardez pas la série, c’est pas la peine, mais savourez le générique, il est 1000 fois mieux.
The Wire
Cette (fabuleuse) série a pour particularité de prendre son temps et ça se voit dans le générique qui prend son temps pour poser l’ambiance. A noter que chaque saison a droit à son générique en rapport avec l’arc narratif et une version différente du titre “Way Down in The Hole” (ici interprété par DoMaJe pour la saison 4). Si vous n’avez pas encore vu The Wire, attendez qu’il fasse bien froid, enfermez-vous au chaud avec un bon chocolat et votre chéri(e) et savourez les 5 saisons.
Sons of Anarchy
J’ai hésité avec le générique de Dexter que je trouve assez excellent visuellement, mais c’est Sons of Anarchy qui l’emporte à cause de la chanson. Way to go SAMCRO.
Voila, encore une fois, ce choix est purement subjectif et en dépit de mes gouts musicaux habituels, on constate que le rock/folk/bluegrass de trailer trash s’en sort plutôt bien en fait, même en n’ayant pas retenu la version de Tom Waits pour The Wire. On constate aussi que HBO se place plutot pas mal, c’est peut-etre lié à la qualité des séries diffusées par cette chaine (nonobstant la médiocrité de True Blood, évidemment).
Je voulais aussi inclure Battlestar Galactica et ses chants grégoriens mais le souvenir de l’autospoil systématique de l’épisode après le générique m’a dissuadé.







Pour Microsoft, le client est le roi.
(reste à savoir de quoi…)
Microsoft est sur la pente ascendante. Après avoir passé la dernière décennie à s’excuser d’exister, la firme a décidé d’opérer un virage à 180° et de remettre ses victi clients au centre de leur communication.
Le but: utiliser les Windows users. But noble au premier abord, sauf que dans le cas présent, c’est pour mieux prouver à quel point ils sont cons et que par conséquent, Microsoft est parfois obligé de se soumettre à sa base client et de sortir des produits un peu cons eux aussi.
Les premières pubs “Moi je suis PC et Windows 7, c’était MON idée” qui mettaient en scène des users disposant de 7 secondes pour présenter une fonctionnalité phare de l’OS, illustrent bien cet état d’esprit du crétin conquérant, fier de ses idées.
Les nouvelles versions de ces spots passent un peu plus de temps à expliquer le contexte, vu que le client con de base, il a rien compris aux premiers, en voyant une hystérique à la terrasse d’un café demarrer son PC en criant pendant 7 secondes.
Mais le contexte ne cache pas pour autant le côté crétin de l’ensemble, à l’image du spot mettant en scène un type qui laisse son PC allumé chez lui quand il est en vacances aux US of A, juste pour pouvoir streamer les vidéos de cuisine stockées dedans et les montrer à ses cousins qui mangent des travers de porc au petit déj’.
Et donc ce type laisse son PC (et la lumière, au cas où le PC aurait peur du noir) allumé dans son bureau en France, parce que c’est quand même super pratique de tuer 12 ours polaires au lieu d’uploader une vidéo sur Youtube, un serveur FTP ou un service cloud. Peut-être que pour Windows 8, on apprendra à graver un DVD, tiens.
Connard, va.
La seconde met une jeune femme aux prises avec sa télé HS parce que son coloc a tiré dedans avec son ballon (!). Et elle découvre finalement qu’au lieu de faire réparer la télé, elle peut tout aussi bien laisser la fixation VESA au mur, ça fait un peu Art Contemporain, et profiter de ses programmes sur son PC via Windows Media Center. Bon, comme c’est écrit en petit en bas de l’écran, “Tuner TV nécessaire”, sinon il y’a peu de chances pour que les programmes apparaissent comme par magie dans l’ordinateur, Media Center ou pas:
Et gageons qu’après avoir regardé la télé sur SON PC dans SON coin, elle ira dans SA partie de la cuisine pour se préparer SON manger qu’elle dégustera ensuite sur SA mini table dans SA partie du salon délimitée avec SA craie qu’elle a acheté avec SON argent gagné grâce à SON travail.
Connasse, va.
J’en étais donc là, à me dire que Microsoft avait eu une pure idée en décidant de se foutre de la gueule de ses clients, et la nouvelle campagne pour Windows Phone 7 a confirmé cette volonté au delà de mes espérances les plus folles:
Cette fois ça y est, on touche au grand art. Le pitch: faire accepter au client potentiel qu’en fait, moins un téléphone a de features, et plus c’est trop cool, parce que ça permet d’intéragir avec des vrais gens de la vraie vie de quand t’es en vraie boite de vraie nuit ! Pas comme ce tas de cons qui ont des Blackberry ou des iPhone et qui sont scotchés à leur téléphone alors qu’ils pourraient scroller dans leur menu vide sur le dancefloor ! FUCK YEAH.
Donc voila, le mec regarde son répertoire, son compte Xbox Live au cas où il aurait envie de savoir si ses potes sont en ligne pour pouvoir ne pas jouer avec eux (vu qu’il est en boite) et ses icônes Twitter et Facebook. Trop topitop Windows Phone 7 !
Ah et pour faire un peu plus iPhone to the maximum, le copier-coller a AUSSI disparu de première* version de WP7.
WAY TO GO MICROSOFT !!!
On se foutait de la gueule d’Apple mais sérieux les pubs avec le prof pour autistes en justaucorps noir, elles sont >9000 en comparaison.
Maintenant, j’ai hâte de voir la comm de Nokia, tiens.
*Ouais parce qu’en fait Windows Phone 7, c’est simplement le successeur de Windows Mobile qui, à un moment, à succédé à Pocket PC. Et WinMo et PPC, eux, ils avaient bien le copier-coller, huhuhu.