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juin 24th, 2010

LOST and damn.

Bon ça y est, environ 1 mois après l’Univers, j’ai vu le final de Lost. Ca s’est fait par accident, alors que je zappais nonchalemment pendant la coupure pub de 100% Foot sur M6.

J’allais rezapper et je me suis dit que je perdrais rien à rester sur TF1 attendu que je n’aurais pas, je pense, regardé Lost de moi-même avant la prochaine disette série téliale qui aurait pu arriver dans 2 mois comme dans 8 ans.

Cette série a tant été disséquée, commentée, étudiée, retournée, adorée et fustigée par un peu tout le monde que je pensais être vraiment largué, moi qui ai laché l’affaire au début de la saison 3 pour aller voir si l’herbe était pas plus verte ailleurs que sur cette île dotée d’une intrigue dont le taux de mystère s’est avéré être indexé sur la pureté de la cocaïne absorbée par les scénaristes.

Du coup je m’attendais à des références méta-cryptiques et à des flash avant-arrière-haut-bas-gauche-droite gros poing empêchant le béotien que je suis de comprendre l’essentiel.

Et il n’en fut rien.

Bien que ne connaissant pas nombre de gens à l’écran ou dans les dialogues,  ne sachant pas trop ce qui se trame autour de la grotte de Willy Le Borgne avec sa fontaine halogène et son lavabo géant,  et ne comprenant pas pourquoi le vieux chauve du début n’est en fait plus le vieux chauve du début même si tout le monde l’appelle par le nom du vieux chauve du début, j’ai quand même pris du plaisir à regarder ce final oecuménique qui m’a bien titillé les glandes lacrymales à moi, aventurier du quotidien pourtant habitué aux situations de stress.

Je ne vais pas me lancer dans une analyse poussée, les vrais fans s’en sont déjà chargés, mais après avoir visionné ce final, je me suis rendu compte que les “mystères” de l’île, finalement, bah j’en avais vraiment rien à foutre, ce sont plus les scènes de “retrouvailles” entre les persos qui m’ont interessé et de ce point de vue là, j’ai été servi largement mieux que dans n’importe quel soap dont c’est normalement écrit dans le cahier des charges que la larmoyance est l’objectif à atteindre.

Et rien que pour ça, Lost, c’est bien.