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5 raisons de gifler les DJ.
Le DJ, c’est un peu comme la Lune: tout le monde le voit mais c’est pas de lui que vient la lumière.
Et comme tous les trucs injustes, un vaste complot mondial lui a octroyé la même immunité diplomatique qu’à Nintendo et lui a permis de survivre sans se faire émasculer par la foule assoiffée de sang.
Car sincèrement, si vous alliez dans un ciné où le projectionniste passe le film à l’envers en parlant dessus et en coupant les scènes qui lui plaisent pas, à la fin au lieu de faire des pompes virtuelles en levant les bras, vous lui défonceriez la gueule, non ?
Et comme je sais déjà que 2-3 branlos autoproclamés DJ arriveront sur ce billet au hasard d’une recherche google du type “David Guetta trop stylé, oué oué”, je m’en vais vous prouver par a+b+c+d+e que ces mecs là, les DJ, c’est rien que des gros fumistes d’imposteurs.
1) Le DJ, il crée rien.
C’est un fait, le DJ, le vrai, ne crée rien. C’est une coquille vide et inutile qui se contente de passer le travail des autres.
Alors d’aucuns essaieront de les défendre en disant qu’il passe les sons dans un ordre précis pour faire des enchaînements de la mort mais sincèrement, jouer du pitch et du crossfader est à la portée du premier myopathe venu.
2) Le DJ, il crie toujours sur les disques des autres.
Ca c’est particulièrement vrai dans le milieu hip-hop où le DJ est souvent atteint du syndrome de tourette et pousse des cris de manière incontrôlée.
Mais le hip-hop étant tout de même un milieu de gentlemen, le DJ ne criera pas d’insultes.
A la place, il placera aléatoirement des “Exclusive !!!” “Brand newnewnew !!!” “Yeah mayne ! In stores November 13th !!!” et pour mettre un peu d’emphase dans ses assertions, il appuiera chacune d’elles avec des effets sonores du 5° siècle.
3) Le DJ, il coupe toujours au meilleur moment.
Oui, car de par sa nature égoïste, le DJ aime contempler son skill et n’en n’a rien à foutre de l’auditoire qui souhaite entendre le disque en entier.
Et comme le DJ est atteint d’un trouble de l’attention avancé et que la musique l’ennuie, il ne peut pas s’empêcher de faire des “tchiki-tchiki” avec le disque (on appelle ça “scratch”), de l’avancer, de le reculer voire même de répéter chaque phrase, comme ça pour rire.
Et quand il a épuisé son catalogue de relouterie, il enchaine avec le titre d’après alors que vous, vous attendiez comme des cons le solo de xylophone à 2:27.
4) Le DJ, c’est un poseur/craneur.
Pour compenser le vide astral qui constitue sa personnalité, le DJ se cache derrière tout plein d’artifices qui ne bernent que les filles perdues en manque d’affection.
Il se cache donc derrière son matériel de barbare avec ses platines Technics de la mort à double plateau rotatoire inversé, sa mixette de ouf avec son fader diagonalisable à retenue variable et ses vêtements de marque parce que le DJ, en plus d’être un inutile sans créativité, sert aussi d’homme sandwich à plein de marques qui cherchent un esclave servile prêt à s’habiller en sapin de noël en toutes occasions.
5) En 2009, le DJ, il sert à rien.
Car je suis d’accord pour dire qu’historiquement, le DJ était moins inutile: grâce à l’argent de son père, il partait à New-York à l’époque où dans l’esprit des jeunes français cette ville était située aux alentours de Jupiter et ramenait des disques qui n’étaient jamais importés chez nous.
Mais voila, Internet est arrivé, et avec lui la possibilité de se passer de ces intermédiaires qui disaient aux gens quoi écouter et quoi penser.
Le pouvoir du DJ comme pourvoyeur de nouveautés s’est donc éteint malgré lui puisque désormais ramasser une caisse de vinyles au pif au coin de la 125e et Lennox n’empêchera plus le DJ de se faire déclasser par Jean-François Plaingalin, 15 ans, qui n’a jamais quitté Quimper.
Voila, ces raisons sont les 5 plus évidentes, mais il y’en a bien d’autres que je me réserve le droit de publier ultérieurement sur ce même blog.
Retenez simplement ceci: dans l’ordre cosmique des choses:
DJ < huissier de justice < contrôleur SNCF < inspecteur des impôts < policier < proctologue
Voila.