23 janvier 2012

DIY: le journalisme d’investigation à monter soi-même.

Le métier de journaliste TV est éreintant. Couvrir l’actu sans aucun répit ni repos, interviewer des gens, racler la porte de la voiture d’untel pour choper une exclu, tourner des séquences en ayant l’air BG et intelligent, tout ça, ça use,  tout ça, ça vous colle le moral dans les soquettes une fois l’hiver venu.

Heureusement pour nos amis journalistes aussi, le front populaire a amené la notion de congés payés dans ce beau pays qu’est la France.

Ca permet à nos frères journalistes de prendre des congés bienvenus et de décompresser de tout le stress inhérent à la profession.

Mais un journaliste, c’est pas un tourneur fraiseur. Le tourneur-fraiseur, quand il est pas à l’usine, il ne peut pas tourner-fraiser plein de trucs.

Alors que le journaliste, lui, même en vacances à La Baule, il est toujours journaliste ! C’est génial !

Du coup, les journalistes les plus compétents, les vrais grands reporters d’investigation ont décidé de faire du journalisme de vacances.

L’avantage immédiat: être payé pour prendre des congés qui seront remboursés par la rédaction en notes de frais.

GENIUS AT WORK.

L’un des fleurons de ce néo-journalisme total d’investigation impartial est le désormais célèbre “Enquête Exclusive” (que nous abrégerons en un simple “EE”)  présenté par le flamboyant Bernard de la Villardière aka “Bernardo” depuis ses vacan son “enquête” sur la plage de Copacabana à Rio de Janeiro.

La recette est simple: filmer un lieu que les gens imaginent super paradisiaque et leur faire comprendre qu’il n’en est rien et que le stupre, la luxure et la petite délinquance existent bel et bien dans ces endroits.

Merci M6 de nous ouvrir les yeux sur l’Univers !

ee

///A TITRE LARIGOT.

Première étape: donner un titre accrocheur à la vidéo de vacan d’investigation qui va suivre. Pour cela, les équipes d’EE ont une formule simple pour titrer:

[Météo du lieu paradisiaque visé], [Loisirs du lieu paradisiaque visé] et [Acte de petite délinquance]: les dessous [ou "la face cachée"] de [lieu paradisiaque visé].

Exemple avec un lieu de rêve comme les Maldives:

Soleil, Jet-Ski et Contraventions: les dessous des Maldives

Une variante avec Phuket en Thaïlande:

Ciel bleu, farniente et prostitution: la face cachée de Phuket

Evidemment, cela ne fonctionne qu’avec des lieux touristiques lointains, à la belle saison. Si ces éléments ne sont pas réunis, la recette ne prend pas:

Temps gris, couture et isolement des seniors: la face cachée de Quimper.

Mais en plus du titre, ce qui caractérise un bon reportage d’investigation de vacanc vrai journalisme, ce sont  respectivement le ton et la structure du reportage.

///LE TÉLÉ-TON

Du côté du ton, il faut une voix-off qui use et abuse…

de pauses aléatoires…

… dans ses phrases.

C’est super relou parce qu’on à l’impression…

… d’assister à un cours de diction…

…pour autistes mongoliens.

Mais tout comme le mauvais goût dans D&Co, le ton mongolol est super important, c’est lui qui donne ce cachet si particulier au produit fini.

///SUPER STRUCTURE

L’autre incontournable d’un bon reportage EE compliant, c’est évidemment la structure si particulière autour de laquelle s’articule le reportage. Elle se découpe en 10 phases distinctes que l’on rencontre toutes les semaines, quel que soit le sujet abordé.

(du moment qu’on parle de putes unijambistes qui se droguent à La Paz).

Phase 1: Présentation du lieu paradisiaque, tous les clichés qu’on trouve en agence de voyages doivent y passer, c’est important, ça rassure le quidam.

Phase 2: Présentation d’une célébrité locale qui a réussi en partant de rien (ou de très peu, au choix): là, un bon portrait de working man/woman avec le plan sur la voiture de sport et les multiples villas somptueuses.

Important: il est impératif que l’occupation de l’interviewé n’ait absolument AUCUN rapport avec ce qui sera abordé en phase 5. (Parce que ça, ça sera pour l’interview de la phase 5, justement)

Coupure pub servant à financer les plans large avec Bernardo qui s’essaie au cheval sauvage sur une plage paradisiaque de Cancun.

Phase 3: Reprise du dernier 1/4 d’heure de l’émission pour les téléspectateurs qui auraient oublié le sujet.

Phase 4: PLOT TWIST: changement de ton radical qui indique que l’ambiance va être niquée du tout au tout dans les 3 prochaines minutes.

Phase 5: Découverte du trafic évoqué dans le titre (fraude aux allocations familiales, trafic de drogue, combines en tout genres, prostitution)

Interview d’un chien de la casse chopé en random dans la rue et glorification pour le faire passer pour un plus gros poisson. C’est LA spécialité d’un bon EE réussi ça: faire passer le dealer de shit local pour Pablo Escobar, y’a que ça qui marche bien.

En contrepoids on a généralement l’interview du chef de la police du bled, là encore si le mec est juste un flic de quartier avec 2 collègues portés sur la binouze, on les cale dans un pick-up et on les fait passer pour une task force à mi-chemin entre le GSG9 et le RAID. C’est important, ça montre que la Justice fait son travail.

Coupure pub servant à financer la balade en hélico de Bernardo au dessus de Sao Paulo.

Phase 6: Reprise du dernier 1/4 d’heure de l’émission pour les téléspectateurs qui auraient oublié le sujet et/ou les gens qui étaient sur TF1 et qui ont zappé après leur 5e épisode des Experts: Montluçon.

Phase 7: Instant coquinou qui explique le logo interdit au moins de 12 ans affiché depuis le début de l’émission avec un plan large sur un bar à putes de Pattaya comme lieu choisi pour l’interview d’un stripper transsexuel qui “fait ça pour nourrir sa famille” mais qui compte reprendre ses études de chimie moléculaire et d’arts appliqués dès que la situation le permettra.

Phase 8: Face caméra de l’ami Bernardo qui marche sur une plage ou le long d’une route en débitant des banalités:

“Car si tout n’est pas rose à Cancun, tout n’en est pas moins beaucoup plus bien bleu.”

Phase 9: Teaser de la semaine prochaine avec moult images de lieux touristiques, une grosse cylindrée qui passe et passage sans transition sur une course-poursuite caméra à l’épaule dans des ruelles sombres avec un sol en terre-battue. Suivi de l’accroche qui s’imprime dans le subconscient du téléspectateur:

“Temps clair, water-polo et cocaine, ne manquez pas le prochain numéro d’Enquête Exclusive à Guingamp”

Phase 10: Fondu et plan américain spécial “retour plateau” montrant un Bernardo qui est toujours sur place mais fait genre “on est en direct, coco” et qui namedrop tous les gens qui l’ont aidé à monter cette escroqu émission, de la standardiste au serveur stagiaire du troquet-d’à-côté-des bureaux-de-M6.

Voila, vous connaissez maintenant les règles, pour le remplissage de chaque phase à proprement parler, n’oubliez jamais les 2 ficelles d’un bon journalistovacancier:

1) Faire de chaque cas particulier une généralité.

2) Balancer des chiffres et des statistiques au pif et sans JAMAIS citer les sources.

Et surtout n’oubliez pas la maxime qui doit resonner comme un mantra et vous accompagner tout au long de votre vie:

Si M6 peut le faire, n’importe qui peut le faire.


5 janvier 2012

DIY: un dock iPad spécial petit logement.

Il y’a désormais une question qui résonne dans tous les foyers depuis qu’une grande majorité des êtres vivants sur la planète (avec un pouvoir d’achat positif) possède un smartphone ou une tablette frappé du sceau de la Pomme.

Maintenant que tout le monde a le même appareil, comment fait-on pour sortir du lot et affirmer sa propre personnalité hors du commun vis à vis des autres qui sont forcément moins bien que nous et mènent une vie morne et sans relief dans une ville de province ?

Et là, tel Francis Evrard en classe de neige, les possibilités sont multiples.

En effet plusieurs méthodes permettent de marquer votre différence vis à vis du quidam lambda et de devenir un vrai PUA surnageant au-dessus de tous ces AFC:

1. Ne pas utiliser d’iPhone ou d’iPad. Ça équivaut à ne pas boire d’eau dans le désert parce que “tout le monde le fait, c’est juste trop mainstream quoi” et c’est surtout un peu con, quand même. A bannir donc, sauf si vous vous prenez pour Che Guevara ou avez un diplôme d’informatique équitable Max Havelaar en votre possession.

2. Supprimer l’Humanité. C’est pas facile à mettre en oeuvre, ça demande un minimum d’investissement personnel et il n’y a aucun exemple concret d’une suppression réussie de l’Humanité depuis que l’Homme existe.

3. Modifier votre appareil par l’ajout d’accessoires de goût. Ces artefacts aideront les femelles fertiles à réaliser que vous êtes un vrai alpha male, un esprit libre de toute contrainte entravant les simples mortels et que l’accouplement avec vous est la suite logique pour rendre le monde meilleur et plus beau.

Moi perso j’ai opté pour le 3 depuis que tous les altermondialistes qui écoutent du Zaz se sont engouffrés dans le 1… pour finir avec Samsung sous Androlol.

Du coup behold devant le dock iPad le moins encombrant du monde:

ipad_classic

Ce dock gracieux et passe-partout qui se marie bien avec un intérieur bourgeois, a donc été obtenu en achetant un Macintosh Classic II HS sur eBay pour une misère (genre 15 eurolz avec clavier/souris, la doc et les disquettes de boot), en le démontant, en le vidant et en le travaillant joyeusement à la data-perceuse et à la cyber-colle chaude.

Pour gérer la recharge (car le but premier d’un dock, c’est quand même de recharger l’appareil), j’ai acheté des rallonges de prise iPod no-name sur DealExtreme (genre 1,5 dolz pièce) que j’ai explosé démonté avec une pince pour ne garder que le connecteur habilement fixé de manière à ce que l’iPad se connecte directement quand on l’insère dans le Mac.

Et du coup je précise que l’insertion se fait par le côté gauche de l’appareil.

Côté reste à faire, je dois encore trouver un moyen d’ejecter proprement l’iPad et d’agir sur le bouton Home (même si les gestes multitouch d’iOS 5 aident quand même vachement)

Je posterais plus de photos à l’occaze dans la suite, restez thunés.

21 décembre 2011

Full Carrot Alchemists

WOKÉ.

Les amis, j’ai une nouvelle à vous annoncer.

Ma carrière de journaliste lifestyle spécialisé romano prend un nouveau tournant tellement serré que ma caravane et moi risquons la sortie de route à tout instant.

Poussant en effet toujours plus loin le journalisme total, j’ai découvert récemment un univers où l’on pratique l’enculade au gravier dans la joie et le partage, avec une douceur et une nonchalance feintes qui feraient passer Droopy pour un enfant hyperactif.

Ce monde, c’est celui des *guillemets avec les doigts* “produits pour bébés”.

Cet univers compte quelques règles et codes simples empruntés au monde déjà ‘full enculade-compliant’ du mariage (pun intended) et à celui ô combien classique du marché du “vintage, yeah Jean-Roch”.

Règle de base: prenez n’importe quel produit basique; ajoutez-y la mention “Baby” ou “Bébé” et observez l’envol du prix comme une colombe aérophage sous hélium.

Pour que le suppositoire au poivre de cayenne et piments d’espelette passe mieux, rajoutez une caractéristique de pro derrière, histoire de buter chez le prospect toute envie d’éventuellement commencer à envisager l’hypothèse conditionnelle de l’ombre de la silhouette évanescente d’un contour de questionnement.

Exemple concret avec des cuillères, té.

La cuillère, c’est con, la cuillère c’est le truc qu’on possède tous sans jamais se rappeler en avoir acheté à un moment donné de nos vies.

Alors voila, des cuillères fantaisie lol, on en trouve à 7 Eur les 6 à peu près. Et de la bonne cuillère, hein, pas un truc acheté à Lidl, Aldi ou La Halle aux Cuillères.

Bon.

Maintenant, si on cherche des *guillemets avec les doigts*BABY cuillères’, SURPRISE !

La quantité passe à 4 et le prix monte à 10 Eur. Comme ça. *claquement de doigts*

Et là arrive LE deal-maker:

- 10 boules les cuillères en plastoc ? NAN MAIS CA VA PAS NON ?

- Oui mais attends chéri, elles sont THERMOSENSIBLES !

- THERMOSENSIBLES ?  Bon. Bah OK alors.

Il est évident qu’à ce moment là, vous ne savez absolument pas ce que veut dire “thermosensible”, ni à quoi ça peut servir dans la vie de tous les jours. Mais cette caractéristique vend le produit, c’est SCIEN-TI-FI-QUE.

Dans le cas présent, lisons la description du produit:

“Cuillères en plastique souple, avec un bord très doux et un manche bien long, idéal pour les petits pots. Thermosensibles, leur couleur varie au contact de l’aliment, selon le degré de chaleur.”

Remarquez déjà comme le descriptif (non modifié)  insiste sur le caractère long et très doux de l’objet. Han.

Pour ce qui est de la thermosensibilité, vous savez désormais ce que ça veut dire et ce qui justifie apparemment de vendre 1/4 du produit en moins pour 2/3 plus cher alors que concrètement, vous n’en n’aurez l’utilité que si le sens du toucher vous a été enlevé lorsque vous avez sauté sur une mine à micro-ondes dans les faubourgs de Grozny.

Parce que sinon, pour savoir si le petit pot de bébé n’est pas trop chaud, vous pouvez aussi plonger l’auriculaire dans la mixture et constater par vous-même, si ça brûle, c’est que c’est trop chaud. Les américains ont balancé du napalm sur la jungle vietnamienne pendant 15 ans avant d’édicter cette vérité.

Si vous vous êtes déjà fait eu par le marketing, vous pouvez aussi utiliser votre  ”BABY FOOD DIGITAL LASER thermometer” que vous avez cru utile d’acheter parce qu’en plus de la température en degrés Celsius et Fahrenheit du petit pot ciblé à une distance de 8 m, il affiche l’hygrométrie du Nord Soudan et les horaires des marées des mers d’hydrogène de Jupiter, en temps réel.

C’est ça la magie du marketing. Acheter des trucs qu’on a déjà, plus cher, pour des fonctionnalités dont on ne soupçonne pas l’(in)utilité.

Mais les cuillères à la con, c’était l’apéro, juste. Parce que dans la série “La forme conique confère à l’objet une force de pénétration accrue”, voici ce que je qualifie sans peine d’Everest:

langerlol

Ca les gars, c’est un “plan à langer Filou teinté miel” qui s’encastre sur une commode que vous auriez déjà pour vous éviter d’acheter toute la table à langer. A la base, on se dit “C’est cool d’y avoir pensé quand même”

Assurément. Et après, on regarde le prix.

prix_langelol

Voila.

89 eurolz pour 4 planchettes d’agglo. On cherchait le truc pour nous aider à sortir de la crise ? BABYBiz iz da solushun !

Quand on pense que pendant des siècles, les alchimistes ont essayé de transformer le plomb en or au lieu de se lancer direct sur le bois. Quels cons.

Ce qui est fort avec cette néo-sodomie,  c’est que normalement le concept de vendre cher des concepts vaporeux c’était le domaine réservé des agences de com et des community managers.

Bah les gars, brace yourselves, vous avez trouvé vos maîtres.

Me reste plus qu’a rencontrer le community manager de Vert Baudet pour confirmer.

7 décembre 2011

Lombaire Warfare.

Il y’a quelques mois, j’avais évoqué dans ce blog scandaleux l’achat coup de coeur d’un sac à dos que j’avais trouvé en furetant dans le milieu étrange, viril et totalement anxiogène des surplus militaires.

Je pensais à l’époque que c’était le max que je pouvais donner en termes d’immersion dans les milieux interlopes.

Comme dirait Yoda, “Naïf bien j’ai été”

Car oui, je suis allé encore plus loin dans l’immersion: je me suis récemment rendu dans une école de gendarmerie pour accompagner un proche ayant apparemment pris au 1er degré les mots “intégration”, “servir la patrie” et “lol”.

Je me suis subséquemment retrouvé au beau milieu du Mordor français dans une vraie caserne avec son parcours d’obstacle, ses hordes de golgoths en rangers qui se saluent avec moult signes discrets et des gens qui ne se déplacent que par packs de 30 en chantant de façon… Mmm… Etonnante.

A l’occaze je ferais un poste sur cette façon bien particulière qu’ont les militaires de chanter du Michel Sardou à l’unisson, en ne marquant pas la dernière partie de chaque vers comme si elle était sale et répugnante. C’est plutôt croquignolet.

Tout ça pour dire que je trouvais tout le décorum et la cérémonie solennelle assez pittoresques, jusqu’à ce que l’on me glisse subrepticement à l’oreille:

“Tu sais qu’il y’a une boutique ici ? Tu peux acheter des sacs, des couteaux, des cagoules ou des polos avec “GENDARMERIE NATIONALE” brodé dessus.”

Ni une ni deux, je me suis donc rendu ventre à terre dans la-dite boutique et en effet, le cosplay gendarme est complètement possible là bas, du calot de vendeur de hot-dogs jusqu’aux gants renforcés pour frapper les individus récalcitrants d’obédience extra-territoriale, tout y est.

Quoiqu’en y réfléchissant, je n’ai pas vu de tonfa. Mais y’avait les ceintures pour les porter et assez de couteaux pour combler n’importe quel tueur en série (ou n’importe quel couple de trentenaires un peu barré adepte de machettes et autre égorgeur de mamans).

Comme moi, les couteaux, j’aime pas trop ça (je préfère les armes à feu), je me suis focalisé sur les backpacks de winner et j’en ai trouvé un encore plus mortelax que celui que j’avais pris l’année dernière (et qui est habilement mis en situation devant mon vélol):

backpack_de_winner

C’est aussi un sac ARES, il est toujours noir, mais il a plus de poches et il est plus mieux que l’autre qui était déjà pas mal pour survire en milieu hostile comme le métro parisien ou la vallée d’Uzbin.

Et la preuve qu’il est mieux: même l’appareil a été ébloui par la lumière divine qui en émane.

Et cerise sur le pépito: il m’a coûté 25 euros, ce qui m’amène à ces deux constats:

1) BARGAIN !!!

2) On ne prête qu’aux riches. Et aux gendarmes.

29 novembre 2011

Intermède musical

Je voulais parler de pleins de trucs qui me sont arrivés dernièrement, mais à la place, comme il tard, je vais juste linker 2 morceaux ambiancés groovy-relax-coolcats que je trouve complètement fumaxifiants, beh ouais.

First: Cool Connexion - Hommes de l’Est

La connexion encore plus scred que la Scred vient aussi de Paris (XIXe) et même si je ne suis pas spécialement fan d’Esso (le 1er à passer au mic), j’apprécie déjà plus Jazzy Bazz (le mec qui ressemble à un mix entre Popeye et le Commandant Cousteau).

Et surtout: LA MUSIQUE PUTAIN ! Un des meilleurs beats que j’ai entendu en 2011, tous pays confondus.

Et ça vient de chez nous en plus ? Vive la France, bordel de pute.

Zwei: The Hop - Rien Ne M’Arretera

Même école de rimes, même port du bonnet moldave, même vibe et pour cause, c’est un mec de The Hop qui a produit le morceau de la Cool Connexion. Coté mic, Espiiem est archi-technique meme si on dirait pas, comme ça, au départ les potes.

Niveau son encore une fois, ça déboite la gueule, je comprends pas que ces mecs ne soient pas passés chez Manu Katché ou Michel Denisot ou Télématin, bref dans la télé de la ménagère qui fait toujours la pluie et le beau temps en 2011.

L’EP est dispo gratalement ICI

Et pendant ce temps, Mr You, lui, passe chez Ruquier.

Message de service au paysage audiovisuel français: Va te faire enculer.

////UPDATE////

A la demande générale de mon homie Dotsmarc, je rajoute un 3 aux deux vidéos du dessus:

Tres: Guizmo - Normal

Guizmo (encore un produit de l’Entourage), c’est le paradoxe du hip-hop français à son meilleur: un MC ghetto youth qui sait rapper comme un foufou.

Y’a du level tout en gardant le côté grimey, si j’aimais les comparaisons de folaÿ, je dirais que Guiz c’est un peu le Noreaga du début: talentueux ET chien d’la casse. Pourvu que ça dure, tiens.

21 novembre 2011

Confirmed.

Sur WoMM on n’est pas des baltringues, sur WoMM on dit ce qu’on fait et on fait ce qu’on dit.

Il y’a quelques semaines, je faisais part dans ces pages de mon envie subite d’acheter un vélo pliable. Ou pliant, c’est selon.

J’ai laissé passer l’habituel délai de rétractation mentale d’une demi-journée et ai constaté que je me disais toujours que ça serait bien d’avoir un vélo pliant. Ou pliable, c’est selon.

Le temps a passé, telles les couleurs sur un polo Ralph Lauren après 2 lavages à 30°C, et cette idée est restée ancrée dans un coin de mon cerveau, celui qui ne retient que les trucs inutiles, là.

J’aurais pu par exemple ne pas cesser de penser à un nouveau type d’énergie renouvelable à base de flocons d’avoine, ou à un moyen simple de résoudre le conflit israélo-palestinien (”randomized carpet bombing” n’étant PAS considéré comme une solution simple) mais non, mon esprit ne cessait de susurrer “vélo pliaaaaant… Véééélo pliannnnnt”.

Ou pliable, c’est selon.

Du coup profitant d’un évènement annuel que je ne nommerais pas pour ne pas attrister les témoins de Jéhovah qui me lisent (salut les mecs !), je me suis rendu avec ma dulcinée au lieu-dit de la rue du Chateau dans le duché de Paris, pour finalement voir en vrai l’objet de mon désir ardent.

Et si les 780 boules du début m’ont quelque peu attristé, il faut avouer que les 600 eurolz d’après négo se sont avérés beaucoup plus sympathiques, cétélemement parlant.

Du coup je peux le clamer haut et fort:

OUI, J’AI UN STRIDA 5.0, BANDE DE PIETONS MISERABLES A LA TRISTE ET MORNE VIE.

Comme prévu, la forme de l’engin suscite la curiosité et les regards amusés, vite tempérés par mon visage qui n’inspire globalement pas la confiance, surtout de nuit.

Encore que perso, j’accepterais complètement de me faire braquer par un mec en Strida, les malandrins ayant du goût se faisant plutôt rares en 2011.

Bref, tout ça pour dire que la craquance de slibard étant fournie en standard, et que je porte mes couilles comme un gitan au salon du caravaning, je me suis mis au vélo triangle équilatéral.

Et je kiffe.

En cadeau, une photo de la bayte au repos, dans mon bureau où il s’intègre parfaitement au mobilier.

wp_000008

13 novembre 2011

Une semaine riche.

Cette semaine passée a été marquante pour plusieurs raisons:

- J’ai désormais 33 ans.

- J’ai de grandes chances de voir une fille chambouler ma vie et celle de ma moitié d’ici quelques mois.

Mais je suis lvl 33 maintenant, j’suis paré.

31 octobre 2011

Love is a battlefield.

On a beaucoup couiné, mes potes et moi-même, au fur et à mesure que Battlefield 3 -la suite officielle de Battlefield 2 mais officieuse de Battlefield Bad Company 2, succédant lui-même à Battlefield Bad Company mais de toute façon descendants tous de l’illustre mod Desert Combat de Battlefield 1942, Battlefield 1942 ayant lui-même engendré le spin-off Battlefield 2142 et le non-moins célèbre Battlefield 1943- se dévoilait.

Z’êtes pas morts ? Bon, alors poursuivons sur les inquiétudes qui ont serré nos coeurs de gamers (qui n’ont jamais su te dire je t’aime).

Primo, la config système pour faire tourner ce jeu, dont les trailers présentés durant l’E3 ont mis tout le monde d’accord à grand renfort d’effets de lumière dynamiques dans les yeux et qui ont provoqué des suicides parmi nos amies les cartes graphiques achetées avant 2011.

bf3_02

Secundo, la config système pour afficher des maps de 12 000m² parcourues par 64 lamers à pied, en tank, blindé, hélico, avion ou bateau et dont l’environnement est quasi entièrement destructible. Là encore, la config du nouveau millénaire pour faire tourner tout ça proprement ne semblait pas encore exister, nous renvoyant à l’horrible cauchemar d’une partie tenant plus du slideshow PowerPoint que du jeu en 60 fps tout fluide comme de la crème:

bf3_01

Troizio: la plateforme de matchmaking made in Electronic Arts, Origin, dont l’aperçu durant la phase de Beta a fait croire que le CEO d’EA avait été enlevé et remplacé par un clone contrôlé par Activision (le concurrent de toujours).

Quatrzio: la Beta justement, qui n’avait de beta que le nom et ressemblait plus à une pré-alpha release codée par des bonobos tadjiks expatriés au Nord-Vietnam qu’à une version jouable du jeu.

Cinqzio: le parti pris du gameplay qui semblait privilégier le CQB (affrontement en milieu fermé) à la Modern Warfare (d’Activision, le concurrent de toujours) plutôt que le bon vieux combat contemplatif  en environnement ouvert avec véhicules qui était la signature de Battlefield

Heureusement, “mauvais départ ne veut pas dire arrivée foireuse” comme disait la Scred Connexion.

Déjà, on a compris qu’Origin ne s’occupait en fait pas du matchmaking. C’était juste l’équivalent made in EA (donc lol) du célébrissime Steam mis en place par Valve et qui permet “simplement” de gérer les jeux achetés sur la plateforme commerciale. Ouf !

Mais déOufication immédiate, car si lui il ne s’occupe de rien, c’est désormais Battlelog, la variante  Battlefield du (crappy) portail Autolog croisé dans les derniers Need For Speed, qui s’occupe de tout.

Meeeeerde !

Pour faire comprendre à un néophyte ce que cela peut représenter en termes d’impact sur le joueur sain d’esprit, essayons de résumer de manière simple les différentes étapes nécessaires au lancement d’une partie de BF3:

1. Je lance Windows
2. J’attends
3. Je clique sur l’icône Battlefield 3
4. J’attends
5. Origin, le gestionnaire de jeu maison, se lance
6. J’attends
7. Battlelog, le gestionnaire de parties, se lance
8. Mais Battlelog, c’est juste un site web en fait, alors lui, il lance Firefox
9. Firefox se lance
10. J’attends
11. Je choisis “Browse Server” pour choisir ma partie
12. J’attends
13. J’attends
14. J’attends
15. Je rejoins la partie
16. J’attends
17. J’attends
18. Le serveur est plein
19. J’attends
20. J’attends
21. Je choisis un autre serveur
22. J’attends
23. J’attends
24. J’attends
25. J’attends
26. Je joue
27. Le jeu passe en tâche de fond automatiquement parce que James me parle sur Gtalk
28. Je kill Gtalk
29. Je joue
30. Le serveur plante
31. Goto 6 ↑
32. J’attends
33. Le PC plante
34. Je pleure
35. Goto 1 ↑↑

Dit comme ça, on pourrait croire que chez EA on fume de l’afghan.

Le tapis, afghan, pas la weed.

Pourtant, une fois ces soucis passés (multipliés par 130 quand vous cherchez à jouer avec une dizaine de potes), on se retrouve dans BF3 avec son squad, son M16 en main, le soleil dans la gueule et les plaines arides du moyen-orient à perte de vue.

Et c’est le gros gros gros kif.

C’est tellement le kif qu’on en vient à oublier les histoires de config, Origin, Battlelog, Firefox, EA, et tout ce qui rend le monde triste, tellement on se sent bien dans la pampa. Avant de se faire enlever la moitié du crâne par un sniper planquouzé entre 2 arbustes.

Parce que jouer avec 10 potes et 54 autres joueurs, débouler ensemble en jeep pour prendre un point, se planquer derrière un bâtiment quand un tank ennemi déboule et demander à un autre pote qui nous survole dans son F-18 de venir le défoncer pendant que le tank en question tente de démolir le bâtiment qui nous sert de couverture, c’est grisant, rien de moins.

Alors EA, sache qu’Origin reste de la (grosse) merde, mais embrasse DICE pour moi parce que pour le jeu, et finalement c’est bien ça qui compte, bah GG.

Battlefield 3 c’est bon, mangez-en.

Et en bonus puisque depuis Drive on n’a plus peur d’écouter des trucs encore plus 80’s que Marc Toesca, Love is a Battlefield:

29 octobre 2011

Paris got soul.

En début d’année, alors que je sortais d’un kébab d’un pas vif et alerte, j’ai trouvé un portefeuille plein à craquer de trucs persos insignifiants, genre CB, carte vitale, permis de conduire, carte pro, tout ça.

Mû par un sens Jedi qui aurait surpris Obiwan et Yoda en même temps (et qui avait surpris mes collègues), je l’ai rendu à sa proprio légitime. La suite abracadabrante (en bref: m’être fait traiter de voleur parce que ses tickets resto et 15 eurolz avaient disparu) (mais c’était pas moi, je vous rassure, hein) m’avait amené à me dire que la prochaine fois que je trouverais un larfeuille par terre, bah nique sa mater, je prendrais tout ce qu’il y’a à prendre et j’enterrerais le reste dans un cimetière indien avant de couler une dalle de béton par dessus.

Mais ça c’était avant hier soir. Et avant-hier soir.

Parce qu’hier soir, j’ai re-changé d’avis quand un couple de samaritains m’a rendu mon portefeuille et mon iPhone 4 que j’avais perdu(s?) en plein Paris après le resto post Geek’s Live d’avant-hier. Ouais.

Il y’a encore de bonnes âmes en ville, tout n’est pas perdu.

25 octobre 2011

Trop.

Octobre-novembre, mois maudits par ma banque et mon biorythme, jugez plutôt:

- NBA 2K12
- Cities XL 2012
- Forza Motorsport 4
- Uncharted 3
- Battlefield 3
- Modern Warfare 3
- Batman Arkham City

Avalanche de titres alors que pendant les 6 derniers mois, le paysage vidéoludique était animé comme le centre-ville de Dunkerque par gros temps (et que j’en étais réduit à jouer sur émulateur).

L’avantage c’est que ça force à faire des choix, du coup.

Je sais bien que les éditeurs essaient de placer leurs billes pour Thanksgiving mais soyez cools les mecs, pensez au reste du monde qui n’a pas besoin d’attendre de manger du dindon pour jouer, merde.