How we get down.
Après 137 ans de derushage/montage/étalonnage, le sieur James aka Studiotempura a ENFIN fini de bosser sur la vidéo du Street Club, ce groupe de jeunes cadres dynamiques qui se retrouvent pour deviser de géopolitique et de poésie aborigène en sirotant du bourbon et en fumant la pipe éco-responsable Max Havelaar.
Si vous voyiez passer ce terme de Street Club sans vraiment savoir de quoi il retournait vraiment dans la vraie vérité de la réalite, vous devriez avoir une idée assez précise du machin grâce à la vidéo ci-dessous:
Pour le coup, multiples kudos à James qui a ultra bien bossé parce que ces quelques images retranscrivent à la perfection ce qui se passe dans le SC et le bon feeling de ce groupe de potes qui passent leurs soirées à bourrer des ultras en insultant les mères de tout le monde.
Comme on dit chez nous:
BEAUGOSSIANCE UNILATERALE !!!!!
Fils de pute
Parce que la guerre c’est plus sympa vu du dessus.
Si vous suivez de loin ce site scandaleux, vous savez certainement que j’aime mongoliser pendant mon temps libre sur des city-builders et leurs problématiques d’avant-garde telles que le nombre de casernes de pompiers à placer stratégiquement pour éviter un feu dans un quartier pavillonaire low budget ou le nombre de bowlings à placer pour que les habitants de ma ville oublient qu’ils vivent avec 3 usines électriques au charbon sous le nez.
Si vous savez ça, vous savez que le dernier coup de coeur en date remontait à la fin 2010 avec Cities XL chopé en promo sur Steam un soir de galère. Ouais, les soirs de galère, Steam c’est un peu comme ton rebeu du coin chez qui tu réussis à acheter du Ifri citron dégueulasse de blédard parce qu’il est 3h du zbar, que tu cherches un soda et que y’a plus rien que du Ifri Citron dégueulasse dans le rayon.
Et aussi parce que c’est pas cher, un peu.
Donc, disais-je, grace à Steam, j’avais acheté Cities XL sur lequel j’avais passé quelques heures avant de réaliser qu’il avait été développé par des roumains épileptiques hémiplégiques dans un studio de devs du Radjastan Oriental, rapport à la qualité exotique de l’optimisation du titre. Le fait que ce mauvais travail ne se manifeste qu’après avoir passé 120 plombes à faire une ville aux petits oignons m’avait passablement cassé les couilles, j’avais donc cessé toute activité sur ce jeu de merde en me disant qu’on ne m’y reprendrait plus.
Bon, j’ai quand même acheté Cities XL 2012, mais là n’est pas le débat.
Je pensais donc que ma lubie pour ces jeux contemplatifs s’était éteinte et que je pourrais jouer à d’autres titres plus actuels comme par exemple Daytona USA, Daytona USA ou encore Daytona USA.
HELAS HELAS HELAS, Steam, ce vil tentateur m’a aguiché encore une fois en me mettant, au hasard d’un pop-up indécent, des images de stupre et de luxure sous mes yeux innocents et naifs, genre ça:

DIANTRE QUE VOIS-JE ?!?? UN SIMULATEUR DE TRACTEUR EN VUE SATELLITAIRE ??!
Il n’en était évidemment rien, et renseignements pris, il s’agissait en fait d’un wargame. J’allais donc zapper nonchalamment pour cause d’overdose de titres prenant place durant la 2nde guerre mondiale quand Steam, encore lui, m’a forcé à regarder le descriptif du jeu.
Et là… Révélation comme on dit dans Twilight, Wargame: Europe Escalation (c’est son nom) semble en fait être un jeu de stratégie MODERNE (donc avec autre chose que des chars des années 40 et des grenades-qui-ressemblent-aux-rouleaux-qu’on-passe-sur-les-vetements-pour-enlever-les-poils-de-chat), utilisant en plus un moteur graphique hallucinant capable d’afficher le théâtre des opérations vu plus haut et aussi, en 3 coups de molette de souris, le reflet du soleil couchant dans la pupille d’un fusilier de l’OTAN qui gambade dans la pampa pour échapper à deuxT-80 russes qui passaient dans le coin.
Et c’est fait par des français en plus ? C’est bon n’en jetez plus, je veux essayer ce jeu.
Alors autant le dire, bien que je sois habitué à claquer de l’argent dans des conneries, le surprise buttsex de Cities XL m’a quelque peu échaudé et lâcher 45 eurolz pour jouer à Google Maps, j’étais moyen chaud quand même.
Je cherchais donc un moyen de choper ce titre moins cher (mais en restant dans la légalité car je suis un citoyen responsable avec une carte d’électeur) et après quelques recherches, j’ai finalement pu me le procurer pour moins de 25 euros en l’achetant sur un site brésilien.
Ouais OK ça va je sais, je suis un citoyen responsable avec une carte d’électeur mais j’ai Internet quand même, hein.
Ironie du sort, le site brésilien propose donc le jeu moins cher et sitôt l’achat validé, nous invite à aller le télécharger sur Steam… Qui, lui, continue d’afficher le titre à 45 euros en page d’accueil. HAHAHA REVENGE.
Et donc après avoir perdu 15 h de vie en moins de 2 jours sur ce jeu, je peux vous le dire tout de go: Wargame EE est un très bon titre. Le souci c’est que l’IA a dû comprendre que j’avais usé de stratagèmes un peu minables pour l’acheter moins cher. Du coup elle me démonte la gueule à chaque partie.
C’était le détail que j’avais un peu zappé à force de jouer à des city builders idiots: avec les RTS, meme si on est super content regarder sa base et les champs de coquelicots alentours avec les petits tanks et les petits soldats qui courent partout, l’ordinateur, lui, il s’en contrebranle vigoureusement et veut juste nous déglinguer avec ses lance-missiles cachés dans les bosquets.
Et pourtant, niveau culture guerrière, je me défends pas mal, j’ai vu tous les grands films du genre comme La Grande Vadrouille ou Papy Fait De La Résistance et même des chefs d’oeuvre de réalisme comme Top Gun mais rien à faire, l’IA me roule dessus assez régulièrement.
Faut dire que pour maîtriser les différentes unités réparties en familles (Infanterie, Support, Recon, Tanks, Helicos, Véhicules) et pour lesquelles il existe parfois 12 variantes (Un tank Léopard ? Ok mais lequel ? Le 2A1, 2A2, le 2A3 ou 2A3-Z alinéa 8 ?), un CAP Des Chiffres et Des Lettres et un BTS en Armée de Terre sont chaudement recommandés.
Alors OK, se mettre aux wargames, ça donne aux non-initiés l’impression qu’on vote FN et qu’on aime écouter La Marseillaise reprise au clairon par l’orchestre symphonique de Hénin-Beaumont tous les matins en buvant notre bol de chicorée:

Mais j’m'en fous, j’ai déjà un solde négatif en street cred’ et jouer à un jeu de ce type quand on vient de Battlefield et autres FPS de bourrins, c’est comme être promu cadre intermédiaire à la Cogip alors qu’on était ouvrier spécialisé.
Nos anciens collègues trouvent qu’on a trop changé et ne nous adressent plus la parole mais nous on les emmerde parce qu’on peut aller au Starbucks tous les midis et qu’en cas de chômage on pointera à l’APEC, pas à Pôle Emploi.
Bande de pauvres.
Un message d’espoir.
Si d’aucuns en doutaient (comme Mélanie), la cérémonie des Oscars qui a vu cette nuit le couronnement du film The Artist et de son premier rôle, Jean Dujardin, est un formidable message d’espoir qui n’est, comme souvent, pas pris à sa juste valeur par l’Humanité et les haters de Twitter.
En effet, il y’a dans cette récompense toute une foule de signaux qui nous indiquent que finalement, la vie c’est cool, la vie c’est top et qu’en réalité, on peut tout faire ici bas. Tout ce que notre coeur nous dit de faire, vu que sans coeur, nous ne serions que des machines, comme le dit si bien l’Alfa Romeo Giulietta. Moi je pense que sans coeur, nous ne serions que des cadavres, mais la voiture dit aussi que nous sommes faits de la même matière que les rêves, et une voiture qui balance des messages aussi profonds que ça, on peut pas trop test.
Tout ceci, donc, nous prouve d’abord que rien n’est figé et qu’on peut commencer une carrière de comique raté (la Carré Blanc et les Nous C Nous, c’était un peu la quintessence de la tiepance du lol quand même) et quand même looter un Oscar 15 ans après.
Ensuite, qu’on peut avoir débuté sa carrière d’acteur dans un format court avec un budget de 12 Eur sur une chaine publique et quand même looter un Oscar 15 ans après. Formidable message d’espoir pour Kyan Khojandi, donc.
Enfin, ce couronnement sous-entend qu’on peut bicrave aux cainris un film français, muet et en noir & blanc et quand même rester crédible. C’est con, si Omar Sy avait joué dans The Artist, on aurait pu cocher toutes les cases de la colonne “improbabilité assez marquée quand même” dans le document Sélection_films_oscars.xls tenu par le CNC.
Tout ça pour dire GG à l’équipe de The Artist et à Dr Gang Harvey Weinstein pour son lobbying 1st class de qualité salon, car même s’il est évident que je ne regarderai JAMAIS ce film (j’ai des principes, ow), ce plébiscite est un véritable message d’espoir pour d’autres acteurs et actrices français de talent comme Sylvie Flepp, par exemple.
Elle qui enchante des millions de téléspectateurs grâce à son interprétation toute en finesse et en retenue de Mirta Torres-Marci dans Plus Belle La Vie, peut aussi décrocher une statuette si elle le veut.
Accroche-toi Sylvie, Hollywood n’est plus très loin.
DIY: le journalisme d’investigation à monter soi-même.
Le métier de journaliste TV est éreintant. Couvrir l’actu sans aucun répit ni repos, interviewer des gens, racler la porte de la voiture d’untel pour choper une exclu, tourner des séquences en ayant l’air BG et intelligent, tout ça, ça use, tout ça, ça vous colle le moral dans les soquettes une fois l’hiver venu.
Heureusement pour nos amis journalistes aussi, le front populaire a amené la notion de congés payés dans ce beau pays qu’est la France.
Ca permet à nos frères journalistes de prendre des congés bienvenus et de décompresser de tout le stress inhérent à la profession.
Mais un journaliste, c’est pas un tourneur fraiseur. Le tourneur-fraiseur, quand il est pas à l’usine, il ne peut pas tourner-fraiser plein de trucs.
Alors que le journaliste, lui, même en vacances à La Baule, il est toujours journaliste ! C’est génial !
Du coup, les journalistes les plus compétents, les vrais grands reporters d’investigation ont décidé de faire du journalisme de vacances.
L’avantage immédiat: être payé pour prendre des congés qui seront remboursés par la rédaction en notes de frais.
GENIUS AT WORK.
L’un des fleurons de ce néo-journalisme total d’investigation impartial est le désormais célèbre “Enquête Exclusive” (que nous abrégerons en un simple “EE”) présenté par le flamboyant Bernard de la Villardière aka “Bernardo” depuis ses vacan son “enquête” sur la plage de Copacabana à Rio de Janeiro.
La recette est simple: filmer un lieu que les gens imaginent super paradisiaque et leur faire comprendre qu’il n’en est rien et que le stupre, la luxure et la petite délinquance existent bel et bien dans ces endroits.
Merci M6 de nous ouvrir les yeux sur l’Univers !

///A TITRE LARIGOT.
Première étape: donner un titre accrocheur à la vidéo de vacan d’investigation qui va suivre. Pour cela, les équipes d’EE ont une formule simple pour titrer:
[Météo du lieu paradisiaque visé], [Loisirs du lieu paradisiaque visé] et [Acte de petite délinquance]: les dessous [ou "la face cachée"] de [lieu paradisiaque visé].
Exemple avec un lieu de rêve comme les Maldives:
Soleil, Jet-Ski et Contraventions: les dessous des Maldives
Une variante avec Phuket en Thaïlande:
Ciel bleu, farniente et prostitution: la face cachée de Phuket
Evidemment, cela ne fonctionne qu’avec des lieux touristiques lointains, à la belle saison. Si ces éléments ne sont pas réunis, la recette ne prend pas:
Temps gris, couture et isolement des seniors: la face cachée de Quimper.
Mais en plus du titre, ce qui caractérise un bon reportage d’investigation de vacanc vrai journalisme, ce sont respectivement le ton et la structure du reportage.
///LE TÉLÉ-TON
Du côté du ton, il faut une voix-off qui use et abuse…
de pauses aléatoires…
… dans ses phrases.
C’est super relou parce qu’on à l’impression…
… d’assister à un cours de diction…
…pour autistes mongoliens.
Mais tout comme le mauvais goût dans D&Co, le ton mongolol est super important, c’est lui qui donne ce cachet si particulier au produit fini.
///SUPER STRUCTURE
L’autre incontournable d’un bon reportage EE compliant, c’est évidemment la structure si particulière autour de laquelle s’articule le reportage. Elle se découpe en 10 phases distinctes que l’on rencontre toutes les semaines, quel que soit le sujet abordé.
(du moment qu’on parle de putes unijambistes qui se droguent à La Paz).
Phase 1: Présentation du lieu paradisiaque, tous les clichés qu’on trouve en agence de voyages doivent y passer, c’est important, ça rassure le quidam.
Phase 2: Présentation d’une célébrité locale qui a réussi en partant de rien (ou de très peu, au choix): là, un bon portrait de working man/woman avec le plan sur la voiture de sport et les multiples villas somptueuses.
Important: il est impératif que l’occupation de l’interviewé n’ait absolument AUCUN rapport avec ce qui sera abordé en phase 5. (Parce que ça, ça sera pour l’interview de la phase 5, justement)
Coupure pub servant à financer les plans large avec Bernardo qui s’essaie au cheval sauvage sur une plage paradisiaque de Cancun.
Phase 3: Reprise du dernier 1/4 d’heure de l’émission pour les téléspectateurs qui auraient oublié le sujet.
Phase 4: PLOT TWIST: changement de ton radical qui indique que l’ambiance va être niquée du tout au tout dans les 3 prochaines minutes.
Phase 5: Découverte du trafic évoqué dans le titre (fraude aux allocations familiales, trafic de drogue, combines en tout genres, prostitution)
Interview d’un chien de la casse chopé en random dans la rue et glorification pour le faire passer pour un plus gros poisson. C’est LA spécialité d’un bon EE réussi ça: faire passer le dealer de shit local pour Pablo Escobar, y’a que ça qui marche bien.
En contrepoids on a généralement l’interview du chef de la police du bled, là encore si le mec est juste un flic de quartier avec 2 collègues portés sur la binouze, on les cale dans un pick-up et on les fait passer pour une task force à mi-chemin entre le GSG9 et le RAID. C’est important, ça montre que la Justice fait son travail.
Coupure pub servant à financer la balade en hélico de Bernardo au dessus de Sao Paulo.
Phase 6: Reprise du dernier 1/4 d’heure de l’émission pour les téléspectateurs qui auraient oublié le sujet et/ou les gens qui étaient sur TF1 et qui ont zappé après leur 5e épisode des Experts: Montluçon.
Phase 7: Instant coquinou qui explique le logo interdit au moins de 12 ans affiché depuis le début de l’émission avec un plan large sur un bar à putes de Pattaya comme lieu choisi pour l’interview d’un stripper transsexuel qui “fait ça pour nourrir sa famille” mais qui compte reprendre ses études de chimie moléculaire et d’arts appliqués dès que la situation le permettra.
Phase 8: Face caméra de l’ami Bernardo qui marche sur une plage ou le long d’une route en débitant des banalités:
“Car si tout n’est pas rose à Cancun, tout n’en est pas moins beaucoup plus bien bleu.”
Phase 9: Teaser de la semaine prochaine avec moult images de lieux touristiques, une grosse cylindrée qui passe et passage sans transition sur une course-poursuite caméra à l’épaule dans des ruelles sombres avec un sol en terre-battue. Suivi de l’accroche qui s’imprime dans le subconscient du téléspectateur:
“Temps clair, water-polo et cocaine, ne manquez pas le prochain numéro d’Enquête Exclusive à Guingamp”
Phase 10: Fondu et plan américain spécial “retour plateau” montrant un Bernardo qui est toujours sur place mais fait genre “on est en direct, coco” et qui namedrop tous les gens qui l’ont aidé à monter cette escroqu émission, de la standardiste au serveur stagiaire du troquet-d’à-côté-des bureaux-de-M6.
Voila, vous connaissez maintenant les règles, pour le remplissage de chaque phase à proprement parler, n’oubliez jamais les 2 ficelles d’un bon journalistovacancier:
1) Faire de chaque cas particulier une généralité.
2) Balancer des chiffres et des statistiques au pif et sans JAMAIS citer les sources.
Et surtout n’oubliez pas la maxime qui doit resonner comme un mantra et vous accompagner tout au long de votre vie:
Si M6 peut le faire, n’importe qui peut le faire.
DIY: un dock iPad spécial petit logement.
Il y’a désormais une question qui résonne dans tous les foyers depuis qu’une grande majorité des êtres vivants sur la planète (avec un pouvoir d’achat positif) possède un smartphone ou une tablette frappé du sceau de la Pomme.
Maintenant que tout le monde a le même appareil, comment fait-on pour sortir du lot et affirmer sa propre personnalité hors du commun vis à vis des autres qui sont forcément moins bien que nous et mènent une vie morne et sans relief dans une ville de province ?
Et là, tel Francis Evrard en classe de neige, les possibilités sont multiples.
En effet plusieurs méthodes permettent de marquer votre différence vis à vis du quidam lambda et de devenir un vrai PUA surnageant au-dessus de tous ces AFC:
1. Ne pas utiliser d’iPhone ou d’iPad. Ça équivaut à ne pas boire d’eau dans le désert parce que “tout le monde le fait, c’est juste trop mainstream quoi” et c’est surtout un peu con, quand même. A bannir donc, sauf si vous vous prenez pour Che Guevara ou avez un diplôme d’informatique équitable Max Havelaar en votre possession.
2. Supprimer l’Humanité. C’est pas facile à mettre en oeuvre, ça demande un minimum d’investissement personnel et il n’y a aucun exemple concret d’une suppression réussie de l’Humanité depuis que l’Homme existe.
3. Modifier votre appareil par l’ajout d’accessoires de goût. Ces artefacts aideront les femelles fertiles à réaliser que vous êtes un vrai alpha male, un esprit libre de toute contrainte entravant les simples mortels et que l’accouplement avec vous est la suite logique pour rendre le monde meilleur et plus beau.
Moi perso j’ai opté pour le 3 depuis que tous les altermondialistes qui écoutent du Zaz se sont engouffrés dans le 1… pour finir avec Samsung sous Androlol.
Du coup behold devant le dock iPad le moins encombrant du monde:

Ce dock gracieux et passe-partout qui se marie bien avec un intérieur bourgeois, a donc été obtenu en achetant un Macintosh Classic II HS sur eBay pour une misère (genre 15 eurolz avec clavier/souris, la doc et les disquettes de boot), en le démontant, en le vidant et en le travaillant joyeusement à la data-perceuse et à la cyber-colle chaude.
Pour gérer la recharge (car le but premier d’un dock, c’est quand même de recharger l’appareil), j’ai acheté des rallonges de prise iPod no-name sur DealExtreme (genre 1,5 dolz pièce) que j’ai explosé démonté avec une pince pour ne garder que le connecteur habilement fixé de manière à ce que l’iPad se connecte directement quand on l’insère dans le Mac.
Et du coup je précise que l’insertion se fait par le côté gauche de l’appareil.
Côté reste à faire, je dois encore trouver un moyen d’ejecter proprement l’iPad et d’agir sur le bouton Home (même si les gestes multitouch d’iOS 5 aident quand même vachement)
Je posterais plus de photos à l’occaze dans la suite, restez thunés.
Full Carrot Alchemists
WOKÉ.
Les amis, j’ai une nouvelle à vous annoncer.
Ma carrière de journaliste lifestyle spécialisé romano prend un nouveau tournant tellement serré que ma caravane et moi risquons la sortie de route à tout instant.
Poussant en effet toujours plus loin le journalisme total, j’ai découvert récemment un univers où l’on pratique l’enculade au gravier dans la joie et le partage, avec une douceur et une nonchalance feintes qui feraient passer Droopy pour un enfant hyperactif.
Ce monde, c’est celui des *guillemets avec les doigts* “produits pour bébés”.
Cet univers compte quelques règles et codes simples empruntés au monde déjà ‘full enculade-compliant’ du mariage (pun intended) et à celui ô combien classique du marché du “vintage, yeah Jean-Roch”.
Règle de base: prenez n’importe quel produit basique; ajoutez-y la mention “Baby” ou “Bébé” et observez l’envol du prix comme une colombe aérophage sous hélium.
Pour que le suppositoire au poivre de cayenne et piments d’espelette passe mieux, rajoutez une caractéristique de pro derrière, histoire de buter chez le prospect toute envie d’éventuellement commencer à envisager l’hypothèse conditionnelle de l’ombre de la silhouette évanescente d’un contour de questionnement.
Exemple concret avec des cuillères, té.
La cuillère, c’est con, la cuillère c’est le truc qu’on possède tous sans jamais se rappeler en avoir acheté à un moment donné de nos vies.
Alors voila, des cuillères fantaisie lol, on en trouve à 7 Eur les 6 à peu près. Et de la bonne cuillère, hein, pas un truc acheté à Lidl, Aldi ou La Halle aux Cuillères.
Bon.
Maintenant, si on cherche des *guillemets avec les doigts* ‘BABY cuillères’, SURPRISE !
La quantité passe à 4 et le prix monte à 10 Eur. Comme ça. *claquement de doigts*
Et là arrive LE deal-maker:
- 10 boules les cuillères en plastoc ? NAN MAIS CA VA PAS NON ?
- Oui mais attends chéri, elles sont THERMOSENSIBLES !
- THERMOSENSIBLES ? Bon. Bah OK alors.
Il est évident qu’à ce moment là, vous ne savez absolument pas ce que veut dire “thermosensible”, ni à quoi ça peut servir dans la vie de tous les jours. Mais cette caractéristique vend le produit, c’est SCIEN-TI-FI-QUE.
Dans le cas présent, lisons la description du produit:
“Cuillères en plastique souple, avec un bord très doux et un manche bien long, idéal pour les petits pots. Thermosensibles, leur couleur varie au contact de l’aliment, selon le degré de chaleur.”
Remarquez déjà comme le descriptif (non modifié) insiste sur le caractère long et très doux de l’objet. Han.
Pour ce qui est de la thermosensibilité, vous savez désormais ce que ça veut dire et ce qui justifie apparemment de vendre 1/4 du produit en moins pour 2/3 plus cher alors que concrètement, vous n’en n’aurez l’utilité que si le sens du toucher vous a été enlevé lorsque vous avez sauté sur une mine à micro-ondes dans les faubourgs de Grozny.
Parce que sinon, pour savoir si le petit pot de bébé n’est pas trop chaud, vous pouvez aussi plonger l’auriculaire dans la mixture et constater par vous-même, si ça brûle, c’est que c’est trop chaud. Les américains ont balancé du napalm sur la jungle vietnamienne pendant 15 ans avant d’édicter cette vérité.
Si vous vous êtes déjà fait eu par le marketing, vous pouvez aussi utiliser votre ”BABY FOOD DIGITAL LASER thermometer” que vous avez cru utile d’acheter parce qu’en plus de la température en degrés Celsius et Fahrenheit du petit pot ciblé à une distance de 8 m, il affiche l’hygrométrie du Nord Soudan et les horaires des marées des mers d’hydrogène de Jupiter, en temps réel.
C’est ça la magie du marketing. Acheter des trucs qu’on a déjà, plus cher, pour des fonctionnalités dont on ne soupçonne pas l’(in)utilité.
Mais les cuillères à la con, c’était l’apéro, juste. Parce que dans la série “La forme conique confère à l’objet une force de pénétration accrue”, voici ce que je qualifie sans peine d’Everest:

Ca les gars, c’est un “plan à langer Filou teinté miel” qui s’encastre sur une commode que vous auriez déjà pour vous éviter d’acheter toute la table à langer. A la base, on se dit “C’est cool d’y avoir pensé quand même”
Assurément. Et après, on regarde le prix.
![]()
Voila.
89 eurolz pour 4 planchettes d’agglo. On cherchait le truc pour nous aider à sortir de la crise ? BABYBiz iz da solushun !
Quand on pense que pendant des siècles, les alchimistes ont essayé de transformer le plomb en or au lieu de se lancer direct sur le bois. Quels cons.
Ce qui est fort avec cette néo-sodomie, c’est que normalement le concept de vendre cher des concepts vaporeux c’était le domaine réservé des agences de com et des community managers.
Bah les gars, brace yourselves, vous avez trouvé vos maîtres.
Me reste plus qu’a rencontrer le community manager de Vert Baudet pour confirmer.
Lombaire Warfare.
Il y’a quelques mois, j’avais évoqué dans ce blog scandaleux l’achat coup de coeur d’un sac à dos que j’avais trouvé en furetant dans le milieu étrange, viril et totalement anxiogène des surplus militaires.
Je pensais à l’époque que c’était le max que je pouvais donner en termes d’immersion dans les milieux interlopes.
Comme dirait Yoda, “Naïf bien j’ai été”
Car oui, je suis allé encore plus loin dans l’immersion: je me suis récemment rendu dans une école de gendarmerie pour accompagner un proche ayant apparemment pris au 1er degré les mots “intégration”, “servir la patrie” et “lol”.
Je me suis subséquemment retrouvé au beau milieu du Mordor français dans une vraie caserne avec son parcours d’obstacle, ses hordes de golgoths en rangers qui se saluent avec moult signes discrets et des gens qui ne se déplacent que par packs de 30 en chantant de façon… Mmm… Etonnante.
A l’occaze je ferais un poste sur cette façon bien particulière qu’ont les militaires de chanter du Michel Sardou à l’unisson, en ne marquant pas la dernière partie de chaque vers comme si elle était sale et répugnante. C’est plutôt croquignolet.
Tout ça pour dire que je trouvais tout le décorum et la cérémonie solennelle assez pittoresques, jusqu’à ce que l’on me glisse subrepticement à l’oreille:
“Tu sais qu’il y’a une boutique ici ? Tu peux acheter des sacs, des couteaux, des cagoules ou des polos avec “GENDARMERIE NATIONALE” brodé dessus.”
Ni une ni deux, je me suis donc rendu ventre à terre dans la-dite boutique et en effet, le cosplay gendarme est complètement possible là bas, du calot de vendeur de hot-dogs jusqu’aux gants renforcés pour frapper les individus récalcitrants d’obédience extra-territoriale, tout y est.
Quoiqu’en y réfléchissant, je n’ai pas vu de tonfa. Mais y’avait les ceintures pour les porter et assez de couteaux pour combler n’importe quel tueur en série (ou n’importe quel couple de trentenaires un peu barré adepte de machettes et autre égorgeur de mamans).
Comme moi, les couteaux, j’aime pas trop ça (je préfère les armes à feu), je me suis focalisé sur les backpacks de winner et j’en ai trouvé un encore plus mortelax que celui que j’avais pris l’année dernière (et qui est habilement mis en situation devant mon vélol):

C’est aussi un sac ARES, il est toujours noir, mais il a plus de poches et il est plus mieux que l’autre qui était déjà pas mal pour survire en milieu hostile comme le métro parisien ou la vallée d’Uzbin.
Et la preuve qu’il est mieux: même l’appareil a été ébloui par la lumière divine qui en émane.
Et cerise sur le pépito: il m’a coûté 25 euros, ce qui m’amène à ces deux constats:
1) BARGAIN !!!
2) On ne prête qu’aux riches. Et aux gendarmes.
Intermède musical
Je voulais parler de pleins de trucs qui me sont arrivés dernièrement, mais à la place, comme il tard, je vais juste linker 2 morceaux ambiancés groovy-relax-coolcats que je trouve complètement fumaxifiants, beh ouais.
First: Cool Connexion - Hommes de l’Est
La connexion encore plus scred que la Scred vient aussi de Paris (XIXe) et même si je ne suis pas spécialement fan d’Esso (le 1er à passer au mic), j’apprécie déjà plus Jazzy Bazz (le mec qui ressemble à un mix entre Popeye et le Commandant Cousteau).
Et surtout: LA MUSIQUE PUTAIN ! Un des meilleurs beats que j’ai entendu en 2011, tous pays confondus.
Et ça vient de chez nous en plus ? Vive la France, bordel de pute.
Zwei: The Hop - Rien Ne M’Arretera
Même école de rimes, même port du bonnet moldave, même vibe et pour cause, c’est un mec de The Hop qui a produit le morceau de la Cool Connexion. Coté mic, Espiiem est archi-technique meme si on dirait pas, comme ça, au départ les potes.
Niveau son encore une fois, ça déboite la gueule, je comprends pas que ces mecs ne soient pas passés chez Manu Katché ou Michel Denisot ou Télématin, bref dans la télé de la ménagère qui fait toujours la pluie et le beau temps en 2011.
L’EP est dispo gratalement ICI
Et pendant ce temps, Mr You, lui, passe chez Ruquier.
Message de service au paysage audiovisuel français: Va te faire enculer.
////UPDATE////
A la demande générale de mon homie Dotsmarc, je rajoute un 3 aux deux vidéos du dessus:
Tres: Guizmo - Normal
Guizmo (encore un produit de l’Entourage), c’est le paradoxe du hip-hop français à son meilleur: un MC ghetto youth qui sait rapper comme un foufou.
Y’a du level tout en gardant le côté grimey, si j’aimais les comparaisons de folaÿ, je dirais que Guiz c’est un peu le Noreaga du début: talentueux ET chien d’la casse. Pourvu que ça dure, tiens.
Confirmed.
Sur WoMM on n’est pas des baltringues, sur WoMM on dit ce qu’on fait et on fait ce qu’on dit.
Il y’a quelques semaines, je faisais part dans ces pages de mon envie subite d’acheter un vélo pliable. Ou pliant, c’est selon.
J’ai laissé passer l’habituel délai de rétractation mentale d’une demi-journée et ai constaté que je me disais toujours que ça serait bien d’avoir un vélo pliant. Ou pliable, c’est selon.
Le temps a passé, telles les couleurs sur un polo Ralph Lauren après 2 lavages à 30°C, et cette idée est restée ancrée dans un coin de mon cerveau, celui qui ne retient que les trucs inutiles, là.
J’aurais pu par exemple ne pas cesser de penser à un nouveau type d’énergie renouvelable à base de flocons d’avoine, ou à un moyen simple de résoudre le conflit israélo-palestinien (”randomized carpet bombing” n’étant PAS considéré comme une solution simple) mais non, mon esprit ne cessait de susurrer “vélo pliaaaaant… Véééélo pliannnnnt”.
Ou pliable, c’est selon.
Du coup profitant d’un évènement annuel que je ne nommerais pas pour ne pas attrister les témoins de Jéhovah qui me lisent (salut les mecs !), je me suis rendu avec ma dulcinée au lieu-dit de la rue du Chateau dans le duché de Paris, pour finalement voir en vrai l’objet de mon désir ardent.
Et si les 780 boules du début m’ont quelque peu attristé, il faut avouer que les 600 eurolz d’après négo se sont avérés beaucoup plus sympathiques, cétélemement parlant.
Du coup je peux le clamer haut et fort:
OUI, J’AI UN STRIDA 5.0, BANDE DE PIETONS MISERABLES A LA TRISTE ET MORNE VIE.
Comme prévu, la forme de l’engin suscite la curiosité et les regards amusés, vite tempérés par mon visage qui n’inspire globalement pas la confiance, surtout de nuit.
Encore que perso, j’accepterais complètement de me faire braquer par un mec en Strida, les malandrins ayant du goût se faisant plutôt rares en 2011.
Bref, tout ça pour dire que la craquance de slibard étant fournie en standard, et que je porte mes couilles comme un gitan au salon du caravaning, je me suis mis au vélo triangle équilatéral.
Et je kiffe.
En cadeau, une photo de la bayte au repos, dans mon bureau où il s’intègre parfaitement au mobilier.








Mass mass nanards.
Depuis quelques temps, le téléchargement illégal ne me fait plus vibrer. Oui, moi aussi ça me choque d’écrire ça.
Côté jeux, l’arrivée du jeu dématérialisé poussé par les plateformes comme le PlayStation Store, le Xbox Live Arcade et autres Steam ainsi que tous les sites de VPC hébergés dans des pays à la fiscalité à temps partiel rendent le téléchargement illégal proche de l’inutile.
Le prix gagné sur le non-achat est en effet à mettre en balance avec le temps passé à zoner sur le web pour choper des cracks, celui passé ensuite à chercher des solutions pour les virus et troyens qu’on a installé comme des cons et, enfin, le temps perdu à réinstaller Windows en pleurant sa race pour les sauvegardes qu’on aurait dû faire mais qu’on n’a pas faites parce qu’on avait dit qu’on le ferait quand on aurait le temps et que le temps, on l’a jamais eu en fait T_T
Côté musique, des solutions comme Spotify ou Deezer permettent d’écouter à peu près tout ce qui existe dans le commerce et ce qui passe entre les mailles du filet (sous-entendu les artistes indés) est trouvable sur Soundcloud, Bandcamp, voire même Youtube (qui paradoxalement reste le meilleur site d’écoute de musique du monde).
Ce qui manquait aux âmes honnêtes que nous sommes c’était une offre similaire pour la vidéo, un peu à l’image de ce que proposent des plateformes comme Hulu ou Netflix aux Etats-Unis: on s’abonne mensuellement pour avoir accès à l’intégralité du catalogue en illimité.
Je pensais avoir trouvé le chainon manquant avec CanalPlay Infinity mais j’avais oublié les spécificités propres à notre beau pays qui se réjouit d’être une exception dans ce monde de gros bourrins capitalistes destructeurs de la culture.
GRAVE ERREUR.
Parce que sur CanalPlay Infinity, le catalogue des films proposés sent un peu des pieds. Mais c’est pas la faute à Canalplay, non, si le catalogue pue le match de foot en régionale un jour de pluie, c’est par la grâce de ce que l’on nomme la “Chronologie des médias” et qui définit les délais d’exploitation d’une oeuvre filmée dans notre beau pays qu’est la France.
première exploitation
à titre dérogatoire
Voila. Et on constate que dans notre cas précis de vidéo à la demande par abonnement, les films dispos doivent avoir au moins 36 mois.
Je traduis ce délai en temps Internet:
Et là se pose la question qui fâche et qui tâche la bâche en mangeant de la mâche et en comptant mon cash:
Quel est l’intérêt de s’abonner à un service qui ne proposera que des films déjà diffusés sur Canal + voir TF1 et/ou M6 quand ces chaines coproduisent ?
Là, les esprits chagrins pourraient me rétorquer (à raison) qu’il y’a quand même foule de bons films de plus de 36 mois qui méritent d’être vus et que se focaliser uniquement sur la nouveauté est le mal démoniaque qui frappe ce XXI siècle de chie qui de toute façon verra l’extinction de la race humaine pour repartir sur de nouvelles bases plus saines.
Vrai.
Mais alors intervient une autre particularité, complètement dépendante de CanalPlay Infinity celle-ci:
Ce message a été posté par les inutiles community managers du service qui doivent composer depuis le lancement avec l’ire des clients ayant pensé -bien naïvement- que CanalPlay Infinity, c’était CanalPlay, mais en Infinity.
HAHAHA. Les cons (j’en suis).
J’attire l’attention de la cour sur la dernière phrase dont la formulation bat le déjà très discutable “catalogue éditorialisé” qui précède:
Donc, même si vous adorez le cinéma ouzbek des années 70, vous n’êtes MÊME PAS CERTAINS de retrouver les mêmes titres d’un mois sur l’autre. Chénial, surtout que le site propose de monter ses playlists à regarder plus tard.
Enfin, côté qualitatif, même les VRAIS films des 80’s (Les Goonies, Crocodile Dundee, Short Circuit, Mad Max et j’en passe) ne sont pas présents sur CPI.
Par contre si vous aimez les direct to video (le DVD existait pas encore à l’époque) starring Eric Roberts ou les films français des années 70-80, no problem, y’en a ras la gueule.
Pour résumer, un service à 10 EUR par mois qui ne propose que des nanards même pas dignes de feu Hollywood Night sur TFlol et qu’en plus on est même pas sûrs de retrouver d’un mois sur l’autre, c’est pas exactement ce que j’attends d’un service de video on demand par abonnement, bordel.