18 décembre 2012

La minute de l’artisanat, épisode 2.

J’avais oublié alors je poste juste un petit mot pour faire suite au billet précédent et confirmer ici même que ça y est, le Notebook Case pour iPad mini fully fait main est dispo sur Etsy, le site des gens qui aiment le scrapbooking et l’économie de marché.

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Il est dispo avec une doublure intérieure déclinée en 7 coloris pour la modique somme de 23 balles !

23 EUR, c’est rien, 23 EUR c’est bien donc si tu as un iPad mini, ACHETE MA POCHETTE.

Plus de détails par ICI

4 décembre 2012

Camouflage Optique.

Si vous suivez les mises à jour aléatoires de ce site scandaleux depuis quelques temps, vous savez que j’affectionne les travaux manuels, les cup-cakes et le scrapbooking mais aussi la technologie et les fleurs.

Vous savez aussi que depuis que j’ai acheté ce vélo et que je tombe environ tous les jours, le Livret A de ma descendance me sert à payer les réparations me laissant à peine de quoi subsister dans ce monde froid et impitoyable.

En tout cas, c’est la réflexion que je me faisais en achetant mon iPad mini il y’a quelques semaines.

mdr.

Toujours est-il que l’iPad mini justement, c’est bien sympa, tout ça tout ça, et, pris par la frénésie de l’Apple Store avec ses employés souriants, jeunes et dynamiques qui font tous du surf à Lacanau et du snow à Tignes quand toi tu fais du free fight à Créteil, je me suis dit que je re-prendrais bien une smartcover.

Et puis j’ai vu le prix, l’état de délabrement avancé de la version de l’année dernière payée (cher) pour mon ex-iPad 2 et j’ai repensé à mon projet de housse perso que je voulais faire à l’époque du 1er iPad en 2010 (ce qui ne nous rajeunit pas).

Avec le mini, toutes les contraintes de l’époque (épaisseur, poids, taille) sautent (sauf le prix) et il redevient possible de se faire une housse sympa soi-même après un raid éclair chez BHV et Graphigro.

J’ai donc ressorti tout mon matos, les cutters, tapis de coupe, équerres, pistolet à colle et me suis mis à l’ouvrage.  32h de taf et 3 versions plus tard, j’obtiens un produit utilisable en société. Pour tout dire, je suis à deux doigts de me lancer sur Etsy et de devenir millionnaire.

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Je rappelle le concept: un clin d’oeil à l’ancienne école en adoptant un format cahier/moleskine pour protéger l’iPad mini mais en poussant le concept au max: de l’extérieur l’iPad ne doit pas DU TOUT être visible.

J’insiste sur ce point parce que je n’ai trouvé aucun modèle dans le commerce qui ne soit pas ajouré, comme ont fait ces suceurs de concepts de chez Dodocase ou ces tarlouzes de chez Pad & Quill.

Quel est l’intérêt de faire un format cahier si dès le premier coup d’oeil on voit que c’est pas un cahier, hein ? Dans ce cas là autant faire un truc flingué qui crie « PRODUIT TECHNOLOGIQUE » dès qu’on le regarde.

C’est pas ça la vie, merde.

Woa !

Pour les tests grandeur nature (« field tests » comme on dit à Berlin), j’ai déjà laissé l’iPad mini ainsi protégé en évidence dans une cité sensible, personne ne s’en est approché puisque personne ne sait écrire. Comme personne ne sait lire non plus, j’en ai déduit que le résultat serait identique en utilisant un camouflage type livre.

A noter que le même résultat est observable dans une petite ville de province comme Lyon ou encore Marseille.

Gros gros travail de terrain, je sais.

Voila, si vous avez à coeur de relancer l’Artisanat FRANÇAIS et de sortir le pays de la crise en achetant FRANÇAIS, sans pour autant vous empêcher d’acheter des produits américains parce que Archos, faut arrêter de déconner 2 secondes quand même; et ainsi nous rendre compétitifs face à ces fumiers d’allemands, envoyez un mél à l’adresse de courriel électronique qui doit se trouver quelque part sur ce site.

Plus de photos dans la suite, évidemment.

2 novembre 2012

Heavy Rotation.

Comme le savent tous les proxos du Bois de Boulogne, « la musique adoucit les Moeurs ».

Fort de cet enseignement, je vous propose donc une petite sélection des sons en rotation continue dans mes oreilles, que vous soyez impliqué dans la traite des femmes ou non, parce que sur WoMM on parle à tout le monde, même aux enculés.

Je préviens les plus foufous, les morceaux suivants sont dans ma playlist ‘Late Nite Ride’ spécialement conçue pour les virées nocturnes et les retours de soirée en voiture (sous la pluie si possible). Il se trouve néanmoins qu’elle fonctionne aussi diablement bien allongé les jambes croisées, les mains derrière la tête, avec un casque sur les oreilles en regardant le plafond. Comme quoi.

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The Airplane Boys – « Still Young »:

Les deux zouzous Torontotois (?) reviennent cette année avec « Alignment », nouvel opus gratuit qui suit le « Where’ve You Been » dont je vous parlais ICI.

Le clip (que je trouve excellent) surfe sur la bonne vibe « 1994, quand tout était plus beau » chère à pas mal de jeunes artistes en quête d’un héritage culturel en ce moment. A l’époque on pouvait mettre des K-way Polo Sport avec des couleurs zaïroises sans que personne ne moufte alors je suis plutôt d’accord avec cet adage.

Comme d’hab’, la prod solide, les flows carrés et la putain de veste Team Lotus by Tommy Hilfiger portée par Beck Mötley achèvent de me vendre le truc. J’attends des coupe-vent Helly Hansen dans le prochain clip, les gars.

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Skeme ft. Dom Kennedy – « L.A. Night »:

Le MC d’Inglewood a sorti sa tape « Pistols & Palm Trees » depuis quelques temps déjà. La prod est léchée et le mec rappe bien mais ce L.A. Night est un titre fabuleux avec son instru calme qui évolue sur le deuxième couplet servi de main de maître par Dom Kennedy. Un titre qui restera longtemps en écoute chez moi. Et chez vous peut-être.

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Tab-One & Sunshine J – « Never Gave Up »:

Si vous me suivez un peu sur les réseaux sociaux ou si vous me connaissez dans la vraie vie, vous devez savoir que Kooley High est un groupe que je chéris particulièrement depuis quelques années pour la qualité excellente de la musique produite et l’intelligence de leurs rimes. Si Rapsody, caution féminine du groupe, est légitimement sous les spotlights depuis qu’elle a rejoint le label JAMLA de 9th Wonder, Tab-One et Charlie Smarts ne doivent surtout pas être mis de côté. À ce titre je ne pouvais pas louper « Madflowridiculous », l’album conjoint de Tab-One et du producteur Sunshine J. Je vous conseille d’ailleurs vivement de l’écouter et de l’acheter si vous êtes adeptes de bon hip-hop fait avec amour. Kooley High revient en 2013 avec 9th Wonder en producteur exécutif, autant dire que je vais vous en reparler, de ce groupe merveilleux.

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Dany Dan – « La Voie Claire (remix) »:

Pour moi, Dany Dan EST le hip-hop. Rien de plus à ajouter si ce n’est que ce M.C. légendaire qui a fait rimer « fille belle », « mirabelle » et « décibels » avec les Sages Po’ dans les 90′s reste le MC de chevet d’environ 300% des jeunes groupes hip-hop de cette décennie, 1995 en tête. Ce remix de DELA est tiré d’Atmosphere Airlines vol.2 sorti en 2008. Si vous savez de quel film est tiré l’extrait en fin moitié de morceau (Fresh ? New-Jack City ?), je suis preneur.

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MC Eiht – « You Can’t See Me (instrumental) »:

MC Eiht, c’est mon Michael Jackson à moi, un artiste qui m’a accompagné pendant l’adolescence. Un vrai putain de old timer qui a sorti une douzaine d’albums et qui a créé son style reconnaissable entre 1000 où il débite calmement ses histoires de gang d’un ton glaçant sur des instrus mélodieuses quand à New-York, à la même période, Onyx se pétait les cordes vocales sur fond de guitares saturées. Le titre du jour est la version instru de You Can’t See Me sorti sur l’album Death Threatz en 1996, produit par le bien trop silencieux DJ Slip et ses synthés brillants. Geah.

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HERE COMES A NEW CHALLENGER
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Clear Soul Forces – « The Greatest »:

En bonus, mon coup de coeur 2012 (sur un conseil de DJ pH): Clear Soul Forces, quatuor venu de Detroit. 4 jeunes, du talent, la patate, le kif.
Un gros penchant pour Ilajide (le 2nd à passer et le mec à la prod sur beaucoup de titres) et J-Roc (le dernier). Attention, les 2 autres MCs ne sont pas mauvais du tout, je vous laisse juger.

Leur album Detroit Revolution(s) est dispo gratuitement (ou en donnant ce qu’on veut) sur leur page Bandcamp. GOGO D/L !

29 octobre 2012

Reality Check.

La croissance de ma fille est indexée sur celle de la liste de jeux auxquels j’aimerais jouer un jour, quand les journées feront 67 heures.

NBA 2K13, Forza Horizon, Dishonored, pour les plus récents, sachant que j’ai toujours Arkham City à installer, Wargame:EE à explorer, Armored Kill que j’ai lancé une fois et une hepta-chiée d’autres titres que j’ai mis dans la bannette « Plus tard » sans envisager que la tuile en bas-âge qui m’est tombé dessus il y’a 7 mois allait gérer mon planning comme on efface un Télécran.

Le pire, c’est qu’avec l’organisation para-militaire de mon foyer (coucou chérie) je l’ai, le temps au final.

C’est juste que ces moments de calme sont désormais systématiquement utilisés à ne rien faire, allongé sur le canapé ou sur le lit, un casque calé sur les oreilles.

Faut dire qu’on m’a tellement cassé les couilles à me dire que devenir parent était un challenge éreintant, que c’était la fin de la vie telle que je la connaissais, que les moments de calme seraient rares et précieux et qu’il fallait les chérir en prévision de la shitstorm en préparation et autres bullshits de névrosés psychotiques que, par réflexe, je me suis mis à agir comme un homme surmené. Alors qu’objectivement, je pense avoir un des bébés les plus cools de la galaxie.

Pour dire, ma fille est tellement calée sur l’horloge atomique de Zurich pour les repas et les phases de sommeil que depuis sa naissance je me sers de ses réactions pour régler les horloges de la maison.

C’est le problème des parents modernes ça, au lieu de ne voir que ce qui se passe chez nous, on regarde comment font les autres, les problèmes qu’ils rencontrent et on se prépare à une inversion des pôles chez nous alors qu’elle pourrait ne jamais avoir lieu ou, si c’est le cas, se passer totalement différemment. On se retrouve à acheter des anneaux de dentition ou des petits pots tomate-mozza pour enfant de 8 mois au bout de 2 semaines « parce que dans Les Maternelles, les putes elles ont dit que c’était une série limitée de Nestlé ».

Comme je ne peux pas prendre un flingue et dézinguer tous les autres jeunes parents qui nous entourent ou éradiquer Internet pour ne plus avoir aufeminin.com ou jeunepapa.fr à portée, je décide, d’un commun accord avec moi-même, de ne plus faire de transposition  des  galères des autres et de lutter contre ma tendance naturelle à l’empathie.

Maintenant je comprends pourquoi je trouvais que beaucoup de parents d’enfants en bas-âge se comportaient parfois comme des connards avec les autres: eux aussi devaient en avoir marre de ne rien capter aux discussions ciné/JV/all de leurs potes.

8 août 2012

Date limite de spoilation

Les réseaux sociaux ont cet avantage fabuleux qu’en connectant des gens d’horizons divers et variés, ils permettent de découvrir plein de trucs dont on ignorait jusqu’à l’existence 10 minutes auparavant.

Et ça c’est cool.

Le hic, c’est que les prescripteurs du truc inconnu en question n’étant ni neuralement connectés aux potentiels lecteurs encore dans l’ignorance, ni salariés pour parler d’un truc (enfin, parfois si mais généralement, non), il n’est pas impossible que ce faisant ils dévoilent un élément clé de l’intrigue.

Et ça c’est pas cool.

Je précise tout de même: dévoiler l’intrigue de la théorie des cordes ne dérangera a priori personne, le contenu dont je parle relève donc plus du domaine de l’entertainment, comme on dit au Vatican.

Films, jeux, livres, tout les trucs qui ont une fin qu’on apprécie de découvrir quand on s’est au préalable cogné le début voire le milieu pour les plus patients.

Et avouons-le, savoir que Keyser Sozë c’est l’infirme, que Bruce Willis est en fait mort depuis le début ou que Darth Vader est le père de Luke Skywalker, ça peut effectivement faire chier si on a vu ni Taxi Driver, ni American Beauty, ni  Jours de Tonnerre.

(J’ai changé les noms des films pour éviter les suicides collectifs)

Mais voila, la culture étant ce qu’elle est -et les provinciaux étant ce qu’ils sont- on va fatalement spoiler des ignares à un moment donné, c’est obligé, c’est la vie.

Alors je pose la question ici, entre votre écran et votre clavier (si vous êtes sur une tablette, la question est désormais posée sur vos genoux) (huhuhu):

« A partir de quand peut-on considérer qu’il y a prescription sur le spoilage (spoilation ? spoiling ? spoilance ?) »

Car je le reconnais: balancer la fin d’un film sorti l’avant-veille peut être considéré comme un coup de pute de niveau 3,5 sur la célèbre Échelle du sans-race aka Coupdeputomètre (qui, comme chacun sait, en compte 5).

Mais apprendre, au hasard d’une conversation à laquelle on ne participait pas, qu’un personnage secondaire  meurt à la fin de la 1ere saison d’une série diffusée en 2002, est-ce réellement se faire spoiler la gueule ? Oui ?

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Ce « oui » doit-il être pris comme un:

« Oh non ! Vous me racontez le destin d’un personnage secondaire de la saison 1 de cette série que je m’apprêtais à regarder, voila qui me laisse dans un état de détresse respiratoire proche de celui d’Anakin Skywalker quand il meurt après avoir tué Palpatine à la fin de l’épisode VI. Oups,désolé. »

Ou un:

« Oh non ! Vous me racontez le destin d’un personnage secondaire de la saison 1 de cette série que je ne souhaitais pas regarder avant encore 20 ans et, de fait, m’avez gâché mon hypothétique plaisir et la naïve béatitude que j’aurais pu entretenir jusqu’en 2032, année à laquelle je comptais me plonger avec délectation dans cette Oeuvre majeure de la narration télévisuelle et, hasard cosmique du calendrier Maya (SPOILER peuple qui a été exterminé par les conquistadors espagnols SPOILER), année du 30e anniversaire de la création de ladite série. »

La nuance est importante.

Dans le 1er cas, on peut invoquer le pierrerichardisme, la faute à pas de chance, la pasdebolisme ou, pour nos amis dans le bâtiment, la tuile et ceci même si la série n’est plus diffusée depuis 4 ans, même si la plainte émane d’un quidam qui, à la base, ne participait PAS à la conversation.

Ce dernier point est important parce qu’il équivaut tout de même à balancer un vigoureux « MAIS TA GUEULE SÉRIEUX PUTAIN SPOILER LÀÀÀÀÀÀÀÀÀÀÀ !!!88§ » de l’autre bout du wagon à deux personnes qui discutent entre elles du film de la semaine dans le RER après le boulot.

Efficace, certes, mais un peu cavalier.

Dans le second cas, on a affaire à du simple égoïsme façon « cachez ce sein que je ne saurais voir » même si le nichon en question ne nous était pas destiné. Même s’il y’a fort à parier que le spoil en question sera de toute façon oublié quand on se décidera à regarder cette putain de série dont tous nos potes nous chantent les louanges depuis 30 ans mais qu’on se force à ne pas mater pour montrer qu’on a de la personnalité et qu’on est  à contre-courant tel un saumon dans la rivière du mainstream.

Dans les 2 cas, la gifle nous pend au gland et ce n’est pas spoiler que de le dire.

Evidemment, Twitter permet par le truchement des fameux hashtags d’indiquer que ça va spoiler. Mais comme on les met à la fin des phrases, ça nique un peu l’intérêt du procédé. Et puis à quoi bon placer un #spoiler quand la conversation débute entre deux personnes QUI ONT VU LA SERIE, FFS ??!

Alors à ces tristes sires adeptes du « SPOILEZ PAS PUTAIN », je conseillerais ceci:

LISEZ PAS PUTAIN.

1 août 2012

Le retour du cbz (encore plus) facile.

Il y’a quelques millénaires, j’avais présenté dans ces pages CBZ Maker, un petit script standalone pour transformer un dossier plein d’images en un fichier .cbz compatible avec votre eReader.

Aujourd’hui je propose une version 1.1 de ce fantastique utilitaire, que j’ai judicieusement décidé de nommer CBZ Maker 1.1, et qui fonctionne plus ou moins de la même manière mais en fait en pas pareil.

Dans un souci de il faut que ça marche, la compression en .zip et le renommage se font en deux étapes distinctes séparées par des invit users, parce que c’est plus sympa.

De plus désormais, l’app propose par défaut de chercher le terme « Chapter » et de le remplacer par « 0″

Ainsi si vous avez un dossier nommé MonMangaTropStylé Chapter 10, vous aurez à terme un fichier nommé MonMangaTropStylé 010.cbz et c’est mieux.

Le fonctionnement se fait donc comme suit:

#Astuce: Dans le répertoire qui contient les dossiers à convertir, passez en mode d’affichage par type de fichier, ça sera utile pour après.

FONCTIONNEMENT

1) Glissez-déposez les dossiers voulus sur l’application

L’app compresse chaque dossier en un .zip

2) Sur l’invit qui s’ouvre, glissez-déposez UNIQUEMENT les fichiers .zip (d’où le #Astuce vu plus haut) créés puis cliquez sur « Continuer »

3) L’app vous propose de chercher/remplacer Chapter par 0 si vous êtes OK, cliquez sur « Continuer », si vous êtes pas OK, ne touchez à rien et cliquez sur « Continuer »

Voila, vous avez des fichiers en .cbz tout propres, bonne lecture.

Je pourrais m’arrêter là, mais je sais que le lecteur de base étant un peu comme St Thomas au départ les potes, j’ai préparé une page dédiée avec un tuto en images dedans. Comme ça vous pourrez pas dire que je suis un mytho.

(Et accessoirement, ça fermera vos gueules.)

Pour voir le tuto et télécharger l’oeuvre application GRATUITE, cliquez ICI

30 juillet 2012

Timide et sans contexte.

Nous sommes en 2012, la galaxie toute entière utilise un portable comme machine principale, même votre grand-mère augmente sa cataracte avec un netbook Asus, et malgré cela PERSONNE n’a encore envisagé la mobilité dans l’OS.

Par mobilité, j’entends autre chose que les habituels trucs sur l’autonomie ou des icônes oversized que je peux toucher avec mes doigts boudinés dans le métro.

Ca, on s’en contrebranle.

La VRAIE mobilité, qu’aucun OS ne semble entrevoir, c’est celle qui distingue les cas d’utilisation en fonction du contexte. Parce qu’avec un PC qu’on trimballe à droite-à gauche, le contexte est à même de changer un peu tout le temps.

Quand je suis chez moi, j’accède à une foule de trucs que je n’emmène pas avec moi (NAS, imprimante, etc).

Pourtant pour les gérer, j’ai deux alternatives:

1) Je les paramètre à l’acte, et me retape donc toute la config si j’ai le malheur de revenir de week-end avec mon laptop.

2) Je les paramètre en dur et je me tape 124 messages d’erreur si j’ai le malheur de partir en week-end avec mon laptop.

Avouons-le, à part les témoins de Jéhovah, il n y’a rien de plus relou qu’une machine qui mouline 3 plombes après le démarrage pour chercher un lecteur réseau qui n’est forcément pas là, PUISQU’IL EST A LA MAISON ET QUE PRESENTEMENT, NOUS SOMMES DANS UN STARBUCKS A FAIRE SEMBLANT DE TRAVAILLER EN BUVANT UN CHAILATTEMOCCALATO DE TARLOUZE, PUTAIN DE DIEU.

Ma demande était donc simple: quand je suis chez moi, je veux que l’ordinateur aille se connecter tout seul au NAS qui contient ma bibliothèque iTunes/iPhoto, à l’imprimante sans-fil planquée dans un placard, au clavier et à la souris bluetooth et qu’il me fasse couler un bon café labellisé Max Havelaar, gringo.

Quand je suis au boulot, je veux qu’il configure tout seul les prefs pour prendre en compte le proxy de ma boite, qu’il se connecte à l’imprimante du couloir et la prenne comme machine par défaut et qu’il se connecte au répertoire partagé de mon équipe.

Enfin, quand je ne suis ni chez moi, ni au taf, je veux qu’il ne prenne en compte que lui et moi, face à l’immensité et à l’inconnu du monde extérieur hostile et sans pitié.

C’est pas compliqué putain.

Si la partie « paramétrage du proxy de mon boulot » a été réglée en activant les lieux réseaux de Mac OS (renommé « Configuration Réseau » pour être sûr qu’on ne comprenne jamais à quoi ça sert), le reste me semblait bien compromis sans mettre les mains dans le cambouis et le guano.

Je m’apprêtais donc à devoir donner dans l’AppleScript bien gore et ai donc summon les potos GG, Apple guru patenté, et LXC, Apple dev salarié, en vue d’un éclairage et d’une main tendue.

Et là GG m’a orienté sur ControlPlane, petit utilitaire freeware qui ne paye pas de mine mais s’avère diablement efficace, le fumier.

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Le principe est simple: on rentre d’abord les contextes souhaités dans l’application (dans mon cas « Home » et « Pro »)

Ensuite, on entre les « Sources d’évidence »  pour définir précisément l’un ou l’autre des contextes:

Ca peut être le SSID du réseau WiFi utilisé, l’adresse IP de la machine, le nom du moniteur externe utilisé, le nom d’un périphérique USB connecté, etc…

Ensuite, on passe aux règles:

Exemple: si le SSID du réseau WiFi utilisé s’appelle « WLAN LARDIM », alors on est dans le contexte « Home ». Si le SSID est « COGIP » alors on est dans le contexte « Pro ».

Une fois ces règles établies, on passe aux actions à proprement parler:

Si on est dans le contexte « Home », alors connecte toi au disque réseau « WAREZ_PORN », passe l’imprimante « Placard_Printer » en imprimante par défaut, active le Bluetooth, fais-moi couler un bain, etc…

J’ai testé, donc, et faut reconnaître que ça marche plutôt bien cette connerie.

C’est carrément plaisant d’arriver à un endroit, de démarrer la machine et que tout soit paramétré proprement et automatiquement sans se taper un message d’erreur qui te dit que l’imprimante du placard n’est pas dispo à l’arrêt de bus de Bercy Village.

Evidemment, j’aurais aimé pouvoir chainer des actions entre elles (genre « si tu es branché à un moniteur, alors active le Bluetooth ») mais pour l’instant ce n’est pas possible.

Toujours est-il que je ne comprends pas que ce genre de sucrerie ne soit pas encore pris en compte par défaut dans le système d’exploitation. Ca serait si dur que ça de mettre en place un assistant qui aide à déclarer les disques réseau, imprimantes et autres appareils associés à un endroit précis ?

Mac OS 10.8 (aka Mountain Lion) est sorti y’a même pas une semaine avec ses 200 nouveautés (dont le très très très attendu « Notes », zuber) et pourtant rien sur la gestion avancée des lieux/contextes.

Je ne parle même pas de Windows 8, ils ont déjà réussi à paumer le bouton Arrêter alors on va pas chercher plus loin, hein.

21 juillet 2012

L’émulation sur Mac

Amis lecteurs, vous le savez, j’apprécie Virtua Racing et Daytona USA l’émulation, j’en avais parlé .

Du coup, à chaque machine qui rejoint mon foyer, le cérémonial d’installation d’un (ou plusieurs) émulateurs réapparait.

C’était le cas pour le PC que je me suis monté, la PSP qui trainait, les différents iPad et Mac que j’ai eu et logiquement, c’est aussi le cas avec le MacBook Air arrivé récemment.

Autant sur PC l’émulation est monnaie courante et on trouve foultitude de solutions en tout genre, autant sur Mac, le sujet est déjà moins courant.

Ceci d’autant plus qu’il s’est pris une belle bastos en 2006 lors du passage de PowerPC à Intel, les émulateurs alors développés pour PowerPC étant depuis SnowLeopard totalement incompatibles avec les Mac Intel.

Du coup les quelques portages d’émulateurs sur Mac compatibles avec les dernières versions de Mac OS ont été plus réalisés pour faire plaisir à 2-3 personnes trainant sur des forums de psychotiques qu’autre chose.

Comme j’ai arpenté le web intercontinental à la recherche de tips pour lancer des émulateurs sur Mac, je vous livre ma méthodo plutôt simple qui peut vous épargner quelques prises de tête.

Pour l’heure j’utilise principalement Supermodel3 et MAME.

///SUPERMODEL

Supermodel, c’est l’émulateur du système Model 3 utilisé par SEGA en arcade pour des titres comme Daytona USA 2, Scud Race ou SEGA Rally 2 pour ne citer qu’eux.

Sur Windows, Supermodel est un .exe utilisable en l’état, la gestion de l’affichage est, comme de coutume, laissé aux bons soins de DirectX (bibliothèque graphique made in Microsoft).

Sur Mac évidemment, point de DirectX, il faut donc impérativement ajouter le SDL framework (OpenGL) dans les bibliothèques systèmes pour que l’émulateur puisse afficher quelque chose.

Téléchargez ce fichier (v. 1.2.15)

Déposer le répertoire sdl.framework dans Macintosh HD/Bibliothèque/Frameworks

Pour l’émulateur maintenant:

Téléchargez ce fichier (v.0.2a)

Déposez le répertoire où vous voulez (mais un répertoire Jeux dans votre dossier Home serait pas mal)

Ca, c’est pour l’install.

Ensuite arrive le fatidique: « OK, mais comment ça marche ? »

22 juin 2012

Return of the Mac.

Deux ans après avoir bazardé mon dernier MacBook en faveur de l’iPad, je repasse sur Mac OS.

J’ai quitté Snow Leopard, je retrouve Lion, nouvelle version de Mac OS mais fortement imprégnée d’iOS à tous les étages.

Un peu comme si Apple avait oeuvré pour que mon retour à la maison se fasse dans la douceur. Tout a changé, mais rien n’a changé mais tout a changé quand même.

Je reviens chez moi, retrouve mes marques, mais tout a quand même été upgradé pendant mon absence. Marrant comme sensation.

Retour sur Mac OS pour les affaires courantes, donc, et maintien de l’iPad comme machine à la cool.

Car même si la tablette remplace avantageusement un ordinateur de bureau pour les tâches les plus courantes, dès que l’on souhaite sortir du cadre de l’utilisation strictement individuelle, la tablette (Apple ou autre, d’ailleurs) ne suffit plus.

Sur iPad, tout est OK en envisageant MON utilisation avec MES données, MA musique, MES photos, MON contenu. Dès que l’on s’éloigne de ce mode de fonctionnement en essayant par exemple de centraliser les photos ou la musique pour qu’elles profitent à tous les habitants du foyer, la tablette montre ses limites.

C’est d’ailleurs assez paradoxal: mon iPad me permet de « partager » avec le monde entier en intégrant Twitter (et Facebook dans iOS 6) dans les couches les plus basses de l’OS (un jour, on partagera sur Twitter le fait d’avoir activé le WiFi sur son  iPad ou d’avoir encore 56% de batterie; et y’aura toujours des graineux qui balanceront des like et des « tro la chance !!!! » à toute blinde), mais il ne me permet pas de partager le contenu au sens propre du terme: permettre à d’autres personnes d’utiliser des trucs qui m’appartiennent.

Sur mon iPad, je peux montrer des photos, les balancer sur la télé, envoyer la musique sur les enceintes du salon. Par contre, ça reste MES photos et MA musique: si je ne suis pas là pour y donner accès, personne d’autre ne peut y accéder. Et ça, quand on a en tête de garder une gestion centralisée de ce type de données, c’est chiant.

Le retour à un ordinateur « classique » permet de gérer ce partage de données et redonne en sus un sentiment de contrôle sur des éléments qui semblent nous échapper quand on opère depuis une tablette.

Car si avec les dernières versions d’iOS, l’accès et l’utilisation du contenu est enfantin, la manipulation du-dit contenu n’est toujours pas chose aisée, la faute à l’absence d’explorateur de fichier et au compartimentage des tâches en applications.

Un simple téléchargement puis dépôt d’un fichier (au hasard, un fichier de sous-titres) sur un disque réseau oblige à une gymnastique applicative:

Je télécharge dans l’app 1, ouvre l’app 2 pour renommer le fichier, puis l’app 3 pour le récupérer et le déposer sur un disque réseau.

Je n’aborde même pas la conversion de fichier (genre avi+srt vers .mkv) ou le renommage d’un .rar en .cbr pour le lire dans Comic Zeal.

Un ordinateur permet de redonner la main sur ces tâches « de l’ombre » qui ne sont prises en compte nulle part mais participent complètement à une expérience utilisateur réussie.

Finalement, l’ordinateur est un peu à l’iPad ce que les mecs de l’entretien sont aux commerciaux en costard: leur boulot n’est pas super sexy mais si on les zappe, on se retrouve dans la merde.

11 juin 2012

La vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie*

*Stomy Bugsy

L’homme a un penchant naturel pour le chaos et aime à se rappeler le côté fragile de l’existence.

Quant tout va bien, c’est que ça va pas, l’Humanité se transforme en panda, attendant sa propre extinction. C’est un fait, on doit savoir qu’on va crever pour avoir envie de vivre, même dans Fight Club ils le disent.

Carpe Diem, Lorem ipsum, Sephora et autres locutions latines insistant sur le caractère chétif de nos vies.

Fort de ces enseignements, j’ai installé Windows 8.

Depuis, j’ai retrouvé goût à la vie.

Par contre je ne sais plus éteindre mon PC.